Gabon: vers un nouveau bras de fer entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation nationale?

Les syndicats de l'éducation nationale sur le pieds de guerre © D.R

Avec ou sans l’ensemble des partenaires sociaux, le gouvernement entend imposer ses réformes de l’éducation. C’est en tout cas ce qui semble se dessiner avec les propositions retenues par le ministre d’Etat chargé de l’Education nationale Michel Menga M’Essone lors de la poursuite des échanges deux jours durant avec les parents d’élèves, l’administration scolaire et les responsables des coopératives d’établissements, le dimanche 14 avril dernier au lycée national Léon Mba. Une rencontre qui s’est déroulée en l’absence de tous les syndicats de l’éducation nationale qui ont quitté les négociations dès le premier jour.  



Le gouvernement a poursuivi les négociations entamées le dimanche 14 avril dernier au lycée national Léon Mba, avec les parents d’élèves, l’administration scolaire et les responsables des coopératives d’établissements. Si les participants sont tombés d’accord sur le critère d’âge et la moyenne au bac, ils réclament la suspension de la mesure gouvernementale pour reprendre les cours. « Suspendre la mesure du gouvernement pour une reprise des cours immédiate. Ramener le critère âge à 22 ans au lieu de 19 ans et 10 de moyenne obtenue en classe et à l’examen du baccalauréat pour bénéficier d’une bourse d’études », lit-on dans L’Union de ce mardi 16 avril.

Bien que les syndicats n’aient pas pris part aux négociations faute d’accord sur l’ordre du jour, le ministre d’Etat à l’Education nationale estime que ce n’est pas une grande perte, car ils ne sont pas si importants que ça. « Le secteur de l’éducation compte plusieurs composantes et les élèves constituent la première. Si l’une des composantes, pour des raisons qui sont les siennes, a estimé qu’elle ne peut pas poursuivre les travaux, elle est libre. La décision des syndicalistes ne peut pas suspendre le reste des discussions », a déclaré Michel Menga.

Pour rappel, onze syndicats de l’éducation nationale invités par le gouvernement avaient claqué la porte des négociations dimanche 14 avril dernier. Pour ces derniers, le gouvernement, à travers son ministère de l’Education nationale s’est lancé dans un monologue en voulant imposer un ordre du jour loin de la réalité qui a précipité cette rencontre. Par ailleurs, le préavis de grève déposé par le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) prendra fin ce mercredi 17 avril 2019. Une assemblée générale du syndicat est prévue ce même jour à 13h00.

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