Gabon: vers la suppression de l’ANGTI?

Siège social de l'ANGTI sur le front de mer de Libreville © D.R

Entre explosion de la masse salariale, dérapages budgétaires et gestion scabreuse de la chose publique, le gouvernement sous la pression notamment du Fonds monétaire international (FMI) multiplie les réformes structurelles. Ainsi, alors qu’il avait déjà tranché dans le vif lors du conseil des ministres du 27 février dernier, en supprimant de nombreuses agences, il semblerait que le gouvernement envisage d’en supprimer d’autres dont l’ANGTI selon certaines indiscrétions.



Agence Nationale de la Promotion Artistique et Culturelle (ANPAC), Centre National de Formation des Sportifs (CNFS), Autorité de Régulation des Produits Agricoles du Gabon (ARPAG), Agence Nationale des Pêches et de l’Aquaculture, Bureau de Coordination du Plan Stratégique Gabon Emergent (BCPSGE), Fonds National d’Aide Sociale (FNAS) etc., la liste des agences étatiques déjà  supprimées, ne cesse de s’allonger.

Ainsi, alors qu’on pensait l’hémorragie stoppée avec la dissolution de cette pléthore d’agences (créées en l’absence totale de planification et de programmation), le gouvernement prévoit d’en supprimer d’autres. C’est la principale information qui ressort du dernier conseil interministériel tenu ce 27 mars 2019 à Libreville et présidé par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale.

Si les identités de ces agences ne sont pas encore connues, certaines indiscrétions évoque l’Agence nationale des Grands travaux d’infrastructures (ANGTI), en tête de cette nouvelle liste. Censé être le bras armé du gouvernement en matière de travaux publics, cette agence a brillé par son inactivité et son incapacité à trouver des solutions aux nombreux problèmes d’infrastructures dans le pays. Sa suppression serait donc logique, tant cette agence est devenue un gouffre pour le gouvernement.

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