Gabon: vague d’arrestations des leaders de Dynamique unitaire à Libreville

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Les membres de Dynamique unitaire Simon Ndong Edzo, Sylvie Nkoghe Mbot et Ghislain Malanda © Montage GMT

Le débat lancé par les leaders syndicaux membres de la Confédération Syndicale Dynamique Unitaire sur l’état de santé du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, semble avoir pris une tournure inquiétante. En effet, depuis ce vendredi 12 juillet 2019, des informations largement relayées sur les réseaux sociaux font état de l’interpellation par des éléments des forces de défense et de sécurité de plusieurs leaders syndicaux à Libreville. 

GABON LIBREVILLE

Le Gabon est-il sur le point de prendre un tournant répressif ? C’est la question que l’on pourrait se poser au vue des informations relatives à l’arrestation de plusieurs personnalités de la société civile ce vendredi 12 juillet. Cette vague d’interpellations qui reste encore à confirmer fait suite aux déclarations des leaders de Dynamique unitaire sur l’état de santé du chef de l’Etat. 

En effet, lors d’une conférence de presse animée le mardi 2 juillet dernier, le président de cette centrale syndicale, Jean Rémy Yama, avait declaré qu’il « a l’intime conviction que le chef de l’État Ali Bongo Ondimba est mort, il n’existe plus ». Des propos qui avaient suscité de vives réactions du gouvernement, qui par la voix du ministre de l’Intérieur, de la Justice, Garde des Sceaux, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, avait menacé de poursuites judiciaires le leader de DU. 

Si pour l’heure aucune action n’a été engagée à l’encontre du président de Dynamique unitaire, des informations corroborées par des membres de cette organisation syndicale font état de l’arrestation de plusieurs membres de son bureau, notamment Simon Ndong Edzo, la présidente du Syndicat Hippocrate Sylvie Nkoghe Mbot, le président du Syndicat Onpese Jean Bosco Boungoumou Boulanda et le responsable du Syndicat des agents du ministère des Transports et de l’aviation civile (Samtac), Ghislain Malanda. 

Dans un communiqué parvenu à Gabon Media Time, l’organisation syndicale a tenu à « condamner ces violations des libertés fondamentales et ses atteintes physiques perpétrées par le gouvernement gabonais qui discréditent le Gabon »

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