Gabon: une soixantaine de policiers radiés pour des faits de racket

Des agents des forces de police nationale © D.R

Face à la problématique que constitue le racket dont se rendent très souvent coupables de nombreux agents des forces de sécurité, des sanctions ont été prises à l’encontre de certains éléments indélicats. Ainsi, lors d’un entretien accordé au quotidien L’Union ce lundi 31 décembre 2018, le ministre de l’Intérieur a révélé qu’une soixantaine d’agents de la police nationale ont été radiés de ses effectifs au cours de cette année.



Durant cet échange, Lambert-Noël Matha a tenu à aborder l’épineuse question du racket opéré par des éléments de la police nationale. Il n’est un secret pour personne que des éléments des forces de sécurité s’adonnent allègrement au braquage au cours de nombreux contrôle, d’où le surnom « d’amis des taximen » dont les populations les ont affublés.  

Défendant son bilan à la tête de ce département, le membre du gouvernement a précisé que plusieurs mesures disciplinaires ont été prises à l’encontre des policiers véreux qui ternissent l’image des forces de police nationale. « Une soixantaine de fonctionnaires de la police ont été radiés des effectifs, cela a permis de dissuader certains policiers de s’adonner au racket », a t-il déclaré.

Cette assertion du premier policier du pays ne semble pas trouver l’assentiment des riverains qui malheureusement ne cessent de se plaindre des habitudes rétrogrades des policiers, qui continuent de soutirer de l’argent aux automobilistes entraînant parfois la grève ou l’augmentation des coûts des transports pour dénoncer ce comportement prohibitif.

D’ailleurs, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba dans une adresse à la nation avait sommé le gouvernement de mettre tout en oeuvre pour que soit éradiqué ce phénomène honteux pour le pays tout entier. Le bilan dont se targue Lambert-Noël Matha est bien loin du compte, lorsqu’on sait que pas un jour ne se passe sans que des citoyens observent choqués l’attitude de ces fonctionnaires qui sont censés faire respecter la loi.

Vivement que le ministre de l’Intérieur multiplie des actions fortes pour mettre fin à cette situation au lieu de s’autosatisfaire de la mise hors d’état de nuire d’une poignée de policiers sur les  centaines qui arpentent les rues de la capitale et même à l’intérieur du pays s’adonnant dans le plus grand calme au racket.            

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