Gabon: Une fillette de 2 ans renvoyée à la maison faute de lit à l’Institut de Cancérologie

L'Institut de cancérologie de Libreville © D.R

Bébé Grâce, de son petit nom, âgée de 2 ans souffre d’une rétinoblastome bilatérale, une sorte de tumeur cancéreuse intraoculaire rare. Dépourvus de moyens financiers pour une prise en charge à l’Institut Curie de Paris, les parents de la petite fille appelaient désormais à l’aide pour permettre son évacuation dans l’hexagone. Une campagne de solidarité qui semble avoir porté ses fruits mais qui avait été quelque peu gâchée par l’incapacité de l’Institut de Cancérologie à l’accueillir contraignant les parents à rebrousser chemin. 



La problématique des structures d’accueil en matière sanitaire demeure une véritable épine sous le pieds du gouvernement malgré les discours vantant la modernité de certains établissements sanitaires. Une situation qui n’a de cesse de provoquer des drames au sein de plusieurs familles gabonaises. En effet, le cas de la tumeur cancéreuse intraoculaire rare et malgré les recommandations de son médecin traitant, qui avait opté pour une évacuation en France, la chaîne de solidarité lancée auprès des compatriotes si elle n’a pas porté ces fruits a servi de moyen de pression auprès des autorités. Pour cause, alors qu’elle devait recevoir des soins au sein de l’Institut de Cancérologie de Libreville, les parents auraient été contraints de rebrousser chemin faute de lit dans cet établissement. 

Une situation qui aurait donné suite à de folle rumeur sur son décès. Faux! Selon un membre de la famille joint par Gabon Media Time, la petite fille est belle et bien vivante bien que sa santé demeure préoccupante. Chose curieuse, c’est à la suite de l’information sur le supposé décès que les autorités ont pris la peine de se saisir du dossier. “Nous avons été appelé pour nous dire que le dossier de l’enfant a finalement été accepté et qu’elle sera effectivement évacuée en France”, nous a confié un proche. 

Si cette affaire pour le moins rocambolesque se termine sur une bonne note, des questions demeurent. Comment expliquer qu’un si grand institut manque de place pour interner une malade, qui plus est une enfant âgée de deux ans? Doit-on toujours attendre la survenue d’un drame pour aborder l’épineuse question de la dégradation du système sanitaire gabonais? Autant de questions soulevées qui mériteraient des réponses du ministre en charge de la Santé Max Limoukou. 

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