Gabon: Une famille enterre son fils devant la porte d’entrée d’autrui à Andem

Axe Libreville-Kango © Gabonactu

Le 23 mars dernier, la dépouille d’un adolescent de 15 ans a été inhumée par sa famille à un mètre de l’entrée principale d’un concitoyen à Andem dans le département du Komo, dans la province de l’Estuaire. Stupéfait le propriétaire de la parcelle, un ancien officier de police judiciaire, a saisi la justice afin d’obtenir l’exhumation de ce corps devant chez lui afin de regagner la quiétude.



Ubuesque et rocambolesque sont les termes qui qualifient au mieux l’histoire vécue par les habitants d’Andem dans le Komo et rapportée par le quotidien L’Union. En effet, une famille a unilatéralement décidé d’inhumer un de ses fils décédé à Libreville dans une parcelle de terrain qui ne leur appartient pas à Andem. Elle s’est alors rendue au domicile d’un ancien policier et y a enterré leur fils à proximité de la porte d’entrée de ce dernier précisément à 100 m. Puis, en toute quiétude est retournée sur la capitale.

Absent ce jour, l’ancien officier de police judiciaire ne s’en rend compte que le dimanche matin. Pris de panique, le concerné interpelle son voisinage. Ce dernier ne décolérant pas a décidé de saisir le tribunal pour régler cette affaire dont il estime être la victime toute faite. « J’ai acquis ma parcelle il y a longtemps puis j’y ai bâti ma maison. J’y j’ai toujours vécu paisiblement. C’est dire ma stupéfaction en voyant que des antagonistes sur mes terres en train d’enterrer un corps de façon peu orthodoxe », a-t-il raconté.

Le plus étrange  réside dans le fait que cette famille n’a aucun document le liant au terrain dans lequel elle a procédé à cet acte. Pour sa part, le détenteur légal de la parcelle a introduit une requête en référé d’heure à heure, afin d’obtenir l’exhumation de cette dépouille. Pour l’heure, le tribunal n’a pas encore rendu sa décision.

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