Gabon: une coalition de l’opposition appelle à la démission du président du CGE

Moïse Bibalou Koumba © D.R

C’est à la faveur d’une conférence de presse qui s’est tenue le vendredi 26 Octobre 2018, au siège du Rassemblement pour l’alternance pacifique et l’indépendance démocratique (RAPID) que la plateforme des partis et groupements des partis de l’opposition (PG41) a appelé à la démission du président du Centre gabonais des élections (CGE) Moïse Bibalou Koumba. Une sortie qui fait suite aux nombreuses récriminations dont a fait l’objet l’organe en charge de l’organisation des élections au Gabon.

Le déroulement des dernières élections est loin d’avoir été satisfaisant. C’est du moins ce que pensent les responsables des partis d’opposition regroupés au sein de la plateforme PG41, qui dénoncent  de nombreuses bavures enregistrées lors de l’organisation des élections couplées législatives et locales du 6 octobre dernier. Une situation qui a décidé ces derniers à demander la démission de Moïse Bibalou Koumba.

Il est reproché au président du CGE une organisation calamiteuse des élections du 6 Octobre dernier, mais aussi « d’être à l’origine de nombreux dysfonctionnements, en violation flagrante des accords politiques du dialogue d’Angondjé». Au nombre de ces anomalies on compte entre autres «la non-prise en compte de plusieurs des ses candidats (locales et législatives) qui a entraîné des recours restés pour la plupart sans suite».

Autre faits ayant émaillé selon eux ces scrutins la non-prise en compte des vice-présidents et rapporteurs de l’opposition dans les bureaux de vote, le refus du président du CGE de signer les attestations de nomination des commissaires électoraux de l’opposition régulièrement désignés par leurs partis respectifs, le refus de délivrer les titres de transport aux responsables des commissions électorales issus de l’opposition.  

Le groupe par la voix du  président de Cause commune pour le développement du Gabon (CCDG) jean-Pierre Ndong Abessolo a tenu également à dénoncer «le laxisme des commissaires électoraux du CGE dans le traitement des dénonciations faites à leur endroit; le remplacement des commissaires de l’opposition par les proches du président du CGE; ; la non-prise en compte par le président du CGE des procès-verbaux des bureaux de vote se substituant aux rapports des présidents des commissions nommés par lui et souvent contresignés des représentants de l’opposition( exemple au 1er arrondissement de Libreville) ».

Une situation qui selon la plateforme des partis et groupements des partis de l’opposition «fausse les résultats réels, et remettent en cause la crédibilité de ces élections et détériorent le climat sociopolitique actuel».

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