mercredi,25 novembre 2020
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Gabon: une absence de liberté économique et d’attractivité qui freine l’élan de diversification

169ème à l’échelle mondiale en matière de facilité à faire des affaires, 17ème à l’echelle du continent en matière de liberté économique et 24ème en matière d’attractivité pour les investisseurs, le Gabon est encore loin du compte dans son processus de diversification économique. Dépenses publiques innéficaces, pression fiscale sur les entreprises, infrastructures prioritaires innexistantes, à bien des égards l’économie gabonaise piétine.

« La diversification de notre économie est une de mes priorités ». Tels étaient les mots du président de la République Ali Bongo Ondimba en inaugurant il y a cinq ans un supermarché dans la commune d’Owendo. Il faut dire qu’en 2015, l’Économie gabonaise commence à piétiner avec un baril de pétrole à 60 dollars après plusieurs années à plus de 100 dollars. Dans ce contexte, la diversification s’impose donc comme une obligation. 

C’est donc fort de ce constat et de cette nécessité de diversifier l’économie que sont entreprises des réformes structurelles visant entre autres à créer un environnement propice aux affaires. Néanmoins, cinq ans après avoir réitéré cette volonté, l’exécutif se heurte à ses propres tares. Entre investissements publics innéficaces, pression fiscale accentuée sur les entreprises, infrastructures prioritaires innexistantes, l’environnement des affaires est de plus en plus contraignant.

Résultat, le Gabon attire de moins en moins d’investisseurs comme le souligne l’édition 2020 de l’index d’attractivité de Deloitte, et offre de moins en moins de liberté économique ce qui constitue un véritable frein au processus de diversification prôné par les différents chefs de gouvernement depuis trois ans. Avec une quasi innéficacité réglementaire et un marché au final peu ouvert, le pays est donc à la peine.

Si pour tenter de corriger le tir l’exécutif entend miser sur une hausse substantielle du niveau des investissements publics, qui devraient se situer à un peu moins de 500 milliards de FCFA avec une hausse de plus de 100% des fonds propres de l’Etat, nul doute que l’environnement contraignant des affaires et le climat actuel marqué par une pandémie à « l’impact massif sur les économies de la zone » pourrait constituer un frein à cet élan.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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