lundi,30 novembre 2020
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Gabon: un vaste réseau de trafiquants d’antirétroviraux en passe d’être démantelé

La problématique de la gestion des antirétroviraux par certains responsables des Centres de traitement ambulatoire (CTA) continue d’être un sujet préoccupant pour le ministère de la Santé, qui entend mettre fin aux pratiques peu orthodoxes observées dans ces structures. C’est dans cette optique que récemment, la direction générale de recherche (DGR) a été saisie aux fins de faire la lumière sur les dérives organisées par certains agents en fonction au sein desdits centres.  

Selon certaines indiscrétions recueillies par Gabon Media Time, les Centres de traitement ambulatoire qui accueillent les malades souffrant du VIH/Sida, seraient devenus des repaire de délinquants. Du gardien, au psychologue en passant par les techniciens de laboratoire et les médecins, à tous les niveaux, des agents des CTA s’illustrent par le détournement des antirétroviraux à des fins mercantiles. C’est cette attitude qui serait d’ailleurs à l’origine des pénuries observées ces dernières années.

Le personnel de ces structures procéderait de manière subtile au dérobage des médicaments, qu’ils revendraient à des structures sanitaires privées à des montants faramineux alors que ces traitements sont par essence distribués gratuitement. Une situation préoccupante puisqu’elle a une incidence sur les stocks des molécules utilisées dans le traitement des personnes vivant avec le VIH/Sida.

Pour mettre fin à ces pratiques récriminatoires, le ministère de la Santé a récemment saisi la direction générale de la recherche de la gendarmerie nationale pour que la lumière soit faite sur ce trafic qui a cours au sein des CTA qui génère des tensions de stocks récurrentes et injustifiées qui expose de nombreux compatriotes à la mort.

Dans la même lancée le ministère de la Santé envisagerait de faire désormais gérer les stocks d’ARV par les pharmacies hospitalières pour mettre un terme aux réseaux qui se sont installés au sein des centres de traitement ambulatoire. Une décision qui serait à l’origine de l’acharnement observé ces derniers jours sur les responsables politiques et administratifs de ce ministère à qui les bénéficiaires de ce trafic imputent les tensions de stocks observées ces derniers mois.

Selon un des responsables du Programme de Lutte contre les infections sexuellement transmissibles (PLIST) et le VIH/Sida au Gabon, les demandes de cotation auprès des fournisseurs se font avec le concours de l’Office pharmaceutique national (ONP), le ministère de la Santé à son tour transmet les devis et facture au ministère du Budget et des comptes publics qui effectue le paiement directement au fournisseur. « Après le paiement, la livraison des ARV se fait à l’OPN, le plan de distribution et la distribution à proprement parler est assurée par le PLIST dans les CTA. Le ministère n’intervient dans aucune étape de la commande, au règlement et à la distribution des ARV », a-t-il expliqué.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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