lundi,2 août 2021
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Gabon: un sergent-chef de l’armée pris en flagrant délit d’escroquerie

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Deux individus présumés « escrocs » ont été interpellés par les agents de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM) couramment appelée B2. Il s’agit d’Anse Berande Ndjimba, sergent-chef de l’armée gabonaise et son acolyte, Vianney Ayinangoyi, tous deux de nationalité gabonaise. Ils auraient usurpé l’étiquette d’agents du B2 pour escroquerie sur plusieurs personnalités publiques et même des commerçants.

Un militaire qui enfreint la loi pour arrondir davantage ses fins de mois. C’est la voie illicite qu’avait choisi d’emprunter Anse Berande Ndjimba, sergent-chef de l’armée gabonaise. Pour parvenir à ses fins, le militaire s’est fait aider de Vianney Ayinangoyi, son acolyte de toujours. Selon notre confrère L’Union, ces derniers auraient fait du trafic d’influence sur un commerçant sous prétexte qu’ils seraient des agents du B2.

Durant leur entretien avec leur future victime, les deux hommes auraient présenté des « fausses cartes professionnelles de la DGCISM ». Toutefois, l’opérateur économique ne semble pas emballé. Car selon lui, il ne se reproche de rien. Pour avoir les idées claires, il donne les identités d’Anse Berande Ndjimba et Vianney Ayinangoyi, à un de ses proches qui lui, est un véritable agent du B2. Ce dernier, ne parviendra pas à les reconnaître et décide de leur tendre un guet-apens.

Ignorant ce qui leur était réservé, les deux présumés indélicats, tombent dans le piège, pieds et mains liés. Conduits dans les locaux de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire sis au quartier dit « Apostrophe » dans le 3ème arrondissement de la commune de Libreville. Niant tout d’abord les faits qui leur sont reprochés, les deux hommes plieront face aux charges accablantes des plaignants. Ils ne seraient donc pas à leur premier coup. 

Par le passé, le duo se présentait à leurs proies comme des agents des services spéciaux, de la présidence de la République, voire d’hommes de main des hautes personnalités politiques gabonaises. Pris en flagrant délit d’escroquerie chez un commerçant de Libreville, Anse Berande Ndjimba et Vianney Ayenengoye demeurent gardés à vue et devraient tout logiquement être déférés devant le parquet.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )