lundi,18 janvier 2021
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Gabon: un organe de l’ONU exige la libération de BLA, Tanasa et compagnie sous 6 mois

C’est par le biais d’une conférence de presse que maître Anges Kevin Nzigou, avocat de Brice Laccruche Alihanga a fait l’annonce de ce qu’un organe de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a exigé la libération de l’ancien directeur de cabinet civil d’Ali Bongo Ondimba ainsi que celle de Christian Tanasa. Une demande qui intervient après analyse des dossiers par ledit organe ayant décelé le caractère irrégulier et arbitraire de cette incarcération.  

Interpellés fin 2019 dans le cadre de l’opération anti corruption, accusés de détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux en bande organisée, de concussion, de faux et usage de faux, Brice Laccruche Alihanga,  Grégory Laccruche Alihanga et Christian Patrichi Tanasa viennent de recevoir un soutien d’une institution d’une très grande importance qui n’est tout autre que l’Organisation des Nations Unies. 

Il s’agit du Groupe de travail sur la détention arbitraire (GIDA), créé en 1991 par la Commission des droits de l’Homme de l’ONU, saisit préalablement par les avocats des détenus aux fins de constater à leur tour le caractère arbitraire de l’incarcération et la teneur irrégulière de la procédure. Pour le GTDA « la détention des cinq personnes susmentionnées n’a aucun fondement juridique… », a-t-on pu lire. 

Une situation, un ensemble de faits qui conduit le  Groupe de travail sur la détention arbitraire à prendre position. « Tout en prenant note de la réponse du Gouvernement, le Groupe de travail considère qu’un ensemble important de preuves a été développé ces dernières années sur les conditions de détention extrêmement mauvaises au Gabon… Le Groupe de Travail demande instamment au Gouvernement de libérer immédiatement les cinq personnes et de veiller à ce qu’elles reçoivent le traitement médical nécessaire », a précisé le communiqué.

Pour cet organe des Nations unies, les avocats de la défense ont « présenté des allégations crédibles, qui n’ont pas été réfutées par le Gouvernement, selon lesquelles des violations de la procédure ont entraîné l’iniquité de la procédure préalable au procès contre les cinq personnes », a-t-on pu lire en outre dans le communiqué. 

Reste à savoir quelle sera la réaction du gouvernement gabonais à l’annonce de cette volonté de cet organe onusien.

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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