mercredi,23 juin 2021
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Gabon: un lobby camerounais veut-il s’emparer de la gestion du WWF?

C’est la question qui taraude les esprits au vu des révélations faites par le Magazine spécialisé dans l’environnement et édité à Lagos au Nigeria Next Generation. En effet, selon les informations qui auraient été transmises au ministre des Affaires étrangères Pacome Moubelet-Boubeya, des cadres nationaux sont exclus du processus de sélection du nouveau directeur national, alors que dans d’autres pays, ce poste est réservé à un national. Un cabinet de recrutement anglais a été choisi par les responsables du WWF au Kenya et au Cameroun, et tous les Gabonais ont été exclus du processus.

En effet, dans l’article paru le 22 mars 2021 signé de la journaliste Betty Ngozy, elle revient longuement sur la situation pour le moins préoccupante au sein de la section Gabon du Fonds mondial pour la nature. Si dans un communiqué paru, le mercredi 31 mars dernier, la directrice régionale Afrique du Fonds Alice Ruhweza  annonçait que l’organisme était à la recherche de son directeur pays permanent. C’est le statu quo qui regnerait concernant cette procédure. 

Pour cause, « les cadres nationaux sont exclus du processus de sélection du nouveau directeur national, alors que dans d’autres pays, ce poste est réservé à un national », assure Next Generation. A l’origine de ces agissements pour le moins incompréhensibles le dénommé Terrence Ekandje, de nationalité camerounaise, actuel directeur financier du WWF Gabon depuis 5 ans mais aussi Samson Behanzin, spécialiste de la levée de fonds au WWF Gabon et Congo, et Moustapha Moussa, camerounais, DRH du WWF Afrique. 

Ainsi, on apprend que ces derniers ont lancé l’appel à candidature en novembre dernier pour recruter un directeur national de nationalité gabonaise sans succès, « au motif que personne n’avait les antécédents pour accepter le poste ». Pis, ils se seraient attaché les services d’un cabinet de recrutement britannique, « recommandant qu’aucun Gabonais et aucun homme ne soumissionne». 

Des agissements qui auraient suscité un véritable tollé dans la société civile et qui au demeurant auraient amené le Magazine spécialisé dans l’environnement à saisir le ministère des Affaires étrangères pour dénoncer ces faits.

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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