Gabon: un élève tue son condisciple au lycée de Sibang

La victime en réanimation © D.R.

Le vendredi 10 mai 2019 a encore marqué les esprits des Gabonais et ce, non pas du bon côté escompté par tous. Et pour cause, un élève du Lycée public Jean Baptiste Obiang Etoughe a ôté la vie à son condisciple pour un banal malentendu. Le mis en cause est gardé à vue à la brigade la plus proche.

GABON LIBREVILLE

On se rappelle certainement encore cet élève de 6ème qui avait intentionnellement assassiné son condisciple pour une blague qu’il n’aurait pas digérée. Quelques mois après, tout le lycée Jean Baptiste Obiang Etoughe se croyait épargné de ces viles actions qui témoignent de la violence ambiante dans le Gabon entier. Malheureusement le spectre est de retour. En effet, le vendredi 10 mai, un autre étudiant a sali le nom de cet établissement en tuant son condisciple à la suite d’une bagarre.

Selon les premières indiscrétions des témoins, tout est parti d’une mésentente en salle de classe. C’est cette brouille entre les deux antagonistes d’un jour qui va conduire au pire. En ce sens qu’après s’être injuriés, les deux élèves ont été séparés par leur enseignant qui étant en classe va imposer son autorité. Seulement, la querelle était l’arbre qui cachait la forêt si on s’en tient à la fin de l’histoire. Car à la suite, les deux jeunes gens ont continué leur joute verbale. A telle enseigne que la victime propose à son bourreau d’entériner la dispute par une réelle bagarre .

C’est ainsi qu’ils vont, une fois partis de l’enceinte scolaire,  se mettre à se bagarrer. Constatant que le défunt serait un tantinet plus agile aux poings, le tueur va se saisir une bouteille qu’il casse et enfonce à maintes reprises sur son condisciple. Aussitôt conduit aux urgences de l’hôpital d’instruction des armées sis au Pk9 non loin de leur établissement, l’élève était déjà passé de vie à trépas. Quant au présumé meurtrier, il a été interpellé par la gendarmerie et mis en garde à vue à la brigade située dans les environs.

Énième accident ou démonstration manifeste de la haine qui habite les jeunes Gabonais? Les avis sont partagés mais une chose est non moins sûre, c’est que la recrudescence de crimes est un signal du mauvais état de la société gabonaise et en particulier de sa jeunesse. Voir deux élèves d’à peine 20 ans et en classe de première faire preuve d’une telle dévotion pour l’arbitraire au point d’imposer la tristesse à leurs familles, est une réalité dure à accepter. Le mis en cause, sera sous peu présenté devant le parquet de la République.

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