Gabon : un des 153 détenus libérés en août 2019 renoue avec «sans famille»

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Prison central de Libreville © D.R.

Pierre Ondo, Gabonais, 33 ans, sans emploi s’est rendu coupable de vol en soustrayant frauduleusement le 13 août 2019 dernier un véhicule au quartier Charbonnages, dans le 1er arrondissement de Libreville. Libéré ou gracié il y a quelques mois, en raison de l’expiration des délais préventifs et des condamnations, cet indélicat vient de récidiver et risque par là même, de regagner la prison centrale de Libreville.   


Le Gabon possède t-il une politique de réinsertion de ses anciens détenus ? La question mérite d’être posée au regard de la trajectoire que prennent  beaucoup trop souvent, les anciens prisonniers de son système carcéral. Abandonnés et sans suivi, ces hommes pour la plupart, replongent dans les méandres de la délinquance et du crime.  

C’est le cas de Pierre Ondo, un délinquant de 33 ans qui avec ses 152 autres comparses eux aussi détenus à la Prison centrale de Libreville, avaient profité des dérives et des limites du système préventif gabonais en obtenant une liberté pour des raisons de nonrespect des règles de procédures pénales sur la détention préventive. Ayant dépassé sans l’exécution d’un quelconque procès, la peine prévue par le code pénal concernant les faits de vol, ce dernier avait donc logiquement été libéré. 

Il ressort des faits selon nos confrères du quotidien l’Union que Pierre Ondo, aurait le 15 octobre dans la zone de Charbonnages Ambowè, soustrait frauduleusement une voiture de style berline. L’enquête relève que le délinquant opère avec un gang bien connu des services de la Direction des affaires criminelles (DAC). A l’aide de ses trois complices présumés, Guy Ndong Nso, Franck Koumba Koumba et Yannick Ndong Nguema, ils repèrent les lieux avant de passer à l’acte en soustrayant des véhicules à l’aide des tournevis.  

Interpellés par les agents de la DAC, les quatres individus qui sont passés aux aveux  attendent leur déferrement devant le parquet où il seront très certainement édifiés sur leur sort.

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