Gabon: un déficient mental tue son neveu de 4 mois à Franceville

Une vue aérienne de Franceville © D.R

La vie de bébé Mogo âgé seulement de 4 mois a été interrompue violemment par un jeune réputé atteint de démence morale à Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué. Interpellé, le présumé coupable est passé aux aveux. L’enquête demeure tout de même en cours.

GABON LIBREVILLE

Les habitants du quartier dialogue dans le 2ème arrondissement de Franceville sont encore sous le choc après ce à quoi ils ont assisté ce mardi 5 février 2019. En effet, le jeune Danny Malibala a fracassé le crâne du bébé de 4 mois à peine répondant au nom de Mogo. Selon les informations recueillies auprès de notre confrère L’Union, c’est la mère de l’enfant  Line Patricia Ngamami Ndakissa qui lui a confié la garde le temps de se rendre en pharmacie. De retour, elle voit son bébé gisant au sol dans une mare de sang. Elle est allée de suite en larmes alerter sa grand-mère.

Par la suite, les agents de la police judiciaire de Franceville vont arrêter le présumé meurtrier. Réputé mentalement instable, le mis en cause âgé de 20 ans reconnaîtra les faits qui lui sont reprochés.  « Je ne me sentais pas bien. Il  y avait un esprit en moi qui m’incitait à faire des mauvaises choses. L’esprit m’a dit que, puisque la mère du bébé est partie depuis hier, fais du mal à l’enfant. J’ai obéi, puis j’ai attrapé le bébé et je l’ai balancé au sol. Ensuite, je lui ai cogné la tête au sol à deux reprises. Après je me suis rendu compte de ce que j’avais fait et je suis parti en courant », a-t-il succinctement précisé.

Toutefois, ces aveux du mis en cause n’ont pas convaincu le Procureur de la République qui a ordonné des investigations approfondies afin d’établir les responsabilités de tous. C’est ainsi que la maman de la victime et sa cousine ont été identifiées comme suspectes dans l’affaire. Mais la condition de Danny Malibala pourrait constituer une protection juridique pour lui. Rappelons que l’article 50, modifié par la loi 19/93 du 27 août 1993, du Code pénal gabonais exonère de toute poursuite toute personne atteinte de trouble psychique ou neuropsychique au moment de l’infraction.    

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