dimanche,25 juillet 2021
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Gabon: un agent de Pizolub sanctionné par son DAF pour avoir porté un chapeau

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Un jeune compatriote répondant au nom de Guy Geslyn Émane Nze, chargé d’études au service des ressources humaines de la Direction générale de Pizolub, vient d’être sanctionné par Michaël Robert Aworet Azizet, directeur administratif et financier de ladite société. Motif évoqué par le responsable « port de chapeaux ou casquette ». En répression, l’agent visiblement abusé par son supérieur, a été affecté au réfectoire en attendant une hypothétique affectation.

La société Pizolub, spécialisée dans la fabrication et la vente de lubrifiants et produits dérivés au pétrole, est à nouveau sous les feux des projecteurs. Et ce, pour une affaire que d’aucuns qualifieraient de banale, mais qui pourtant risque fort de faire les choux gras de la presse locale. Et pour cause, telle une institution régie par le droit naturel qui prône la loi du plus fort, les sanctions au sein de cette entreprise obéiraient à la seule volonté d’un individu. 

Dernier fait en date, la sanction infligée par le directeur administratif et financier de cette société jadis dirigée par Guy Christian Mavioga. Selon une note d’information parvenue à Gabon Media Time et signée de Michaël Robert Aworet Azizet, « à compter de ce jour, le chargé d’études Guy Geslyn Émane Nze ne fait plus partie du service des ressources humaines », est-il clairement indiqué dans ladite note. 

Par ailleurs, le directeur administratif et financier de Pizolub a annoncé à son collaborateur que l’accès à ses bureaux lui est désormais interdit et qu’il devra prendre place à la salle de restauration. « En attente de la nouvelle affectation, il est demandé d’occuper le réfectoire (Salle Divaga)  », a précisé Michaël Robert Aworet Azizet. Seulement, il ressort des témoignages recueillis auprès du personnel que la décision serait « arbitraire ».

Et ce, d’autant plus que le règlement intérieur de ladite société, tout comme le Code du travail en vigueur, voire la convention collective inhérente à cette direction ne font mention d’une telle sanction pour « port de chapeaux ou casquettes ». Tout laisse donc à croire que le problème serait autre part. 

Plus grave, une source proche du dossier révèle que la victime se serait tournée vers l’organe administratif compétent en cas de conflit pour faire l’arbitrage de ce différend. Il s’agit de la direction provinciale de l’Inspection du travail. Dans sa dénonciation, déposée avant la sanction officielle mais durant la mise à l’écart dont il a été objet, le concerné dénonce un « harcèlement moral et une discrimination au travail ».

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )