Le Gabon transforme « 100% » de sa production de grumes

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Alors que seulement deux tiers des grumes produites en Afrique centrale y sont transformés, et qu’un tiers de celles-ci partent encore à l’exportation, le Gabon de par son interdiction d’exporter les grumes depuis 2010, fait office de bon élève dans la région. Ainsi, grâce aux nombreuses mesures prises par les autorités, le pays transforme 100% des grumes qu’il produit.

Recouvert à plus de 80% de forêts et recelant plusieurs espèces de bois à l’image de l’Okoumé, le Gabon a longtemps été un pays exportateur de grumes. Cependant, souhaitant prendre part au concert de l’industrialisation des nations, le pays a entrepris depuis 2010 d’interdire l’exportation de grumes, et ce dans le but de favoriser la transformation locale.

Précurseur en matière d’interdiction d’exportation de grumes, le Gabon a réussi la prouesse moins de dix ans plus tard, de transformer 100% de sa production. Bien qu’il ne s’agisse encore que de 1ère et 2ème transformations, le Gabon occupe déjà la première place en Afrique et la troisième dans le monde en matière d’exportation de bois déroulés (placage) notamment.

Constituant un secteur à très forte valeur ajoutée, l’industrie du bois demeure néanmoins encore sous exploitée, d’où la problématique « d’industrialisation » du continent émise par la Banque africaine de développement (BAD), qui entend bien jouer un rôle moteur dans ce processus à terme, de diversification.

Fort de cette renommée croissante, le Gabon qui entre 2010 et 2017 a fait passer son volume de bois transformé de 280.000 à 738.377 m3, en créant au passage pas moins de 10000 emplois, entend bien faire passer la part de ce secteur dans le PIB à 20% d’ici deux ans. C’est donc en véritable précurseur que le pays a accueilli du 10 au 13 septembre la rencontre sur l’industrialisation du continent.

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