Le Gabon toujours parmi les pays les plus corrompus, selon Transparency International

© Serge Ebeza, Libreville la belle

Les années se suivent et se ressemblent pour le Gabon en matière de corruption. Après une année 2017 qui avait déjà souligné cette gangrène, Transparency International vient une nouvelle fois d’épingler le Gabon en lui affublant le triste score de 31/100 soulignant au passage « qu’une analyse croisée incorporant des données sur la démocratie dans le monde montre qu’un lien existe entre corruption et santé démocratique ».

Les autorités gabonaises ontelles signé un « pacte de corruption »? La réponse semble positive au regard du cercle vicieux dans lequel se trouve le pays. Systématiquement épinglé dans les différents rapports de l’organisation non gouvernementale internationale d’origine allemande Transparency International, le pays fait office de cancre en la matière.

En effet, en précisant « qu’une analyse croisée incorporant des données sur la démocratie dans le monde montre qu’un lien existe entre corruption et santé démocratique », Transparency International corrobore les informations du rapport sur la démocratie publié par the Economist Intelligence Unit (EUI), qui fait du Gabon la 30ème démocratie africaine et la 124ème mondiale.

Classé cette année 124ème  à l’échelle mondiale avec un score de 31/100, le Gabon fait office de mauvais élève avec une très forte corruption. Certes, premier pays de la zone Cemac, loin devant la Centrafrique (149e), le Cameroun (152e), le Tchad (166e), le Congo (167e) et la Guinée Équatoriale (173e), le Gabon est néanmoins très devancé par une démocratie exemplaire comme le Botswana (34e mondiale).

Exemple à suivre en matière de pacification, de démocratie et de gouvernance, le Botswana souvent qualifié de « miracle africain » ou « d’exception du continent », pourrait inspirer le Gabon. En attendant, les autorités devraient accentuer les réformes, visant à réduire ce fléau qui met en péril l’avenir du pays.

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