Gabon Télévisions: les agents veulent des bonifications salariales pour les risques encourus

Le vendredi 18 janvier dernier, le syndicat des professionnels de la communication (Syprocom) a tenu au siège de la maison Georges Rawiri une Assemblée générale. Au cours de cette rencontre, les agents de la première chaîne de radio et télévision gabonaise ont tenu à revendiquer l’application du décret 404 portant bonifications des professionnels de l’administration publique.  Par la même occasion, le bureau dudit syndicat a interpellé le gouvernement sur la situation délicate de leur administration depuis la tentative de coup d’Etat du 7 janvier dernier.

Lors de cette réunion, il s’est agit pour le bureau du Syprocom d’interpeller le gouvernement notamment le nouveau premier ministre Julien Nkoghe Bekale sur les difficultés qui gangrènent le groupe de média gabonais. En effet, depuis la tentative de destabilisation du Gabon par des soldats du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) qui avaient pris d’assaut le siège de la radio nationale, les agents exercent leur profession dans des conditions traumatisantes.

Par ailleurs, les syndicalistes estiment qu’ils serait temps que le gouvernement qui les a longtemps laissé pour compte avec pour conséquence la recrudescence des violences et des attaques au sein de leur lieu de travail, prenne ses responsabilités d’une part sur la situation d’insécurité qui prévaut à la maison Georges Rawiri, mais également sur la question  des bonifications salariales dont ils sont bénéficiaires conformément au décret 404 relatif à cet effet.

Il est clair que les problèmes posés par les syndicalistes au cours de cette Assemblée générale ne datent pas d’un passé récent. « Ce que nous revendiquons aujourd’hui est connu depuis longtemps parce que nos prédécesseurs ont travaillé là-dessus. Cela ne peut plus continuer depuis depuis les événements du 7 janvier. Ils ont signé le décret 404 qui accorde des bonifications salariales au secteur de la santé, de la magistrature de la défense etc. Nous aussi nous devons y avoir droit  en tant qu’instrument privilégié de la démocratie dans ce pays », a indiqué le président du Syprocom.

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