Gabon: le Synamag demande la libération pure et simple des prisonniers politiques

Les magistrats lors d'une déclaration © GMT

Le jeudi 7 mars dernier, s’est finalement tenu à la salle d’apparat du Palais de justice de Libreville, le congrès ordinaire du Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) avec ordre du jour le bilan et la restructuration effective du bureau national. Occasion pour son président Germain Ella Nguema d’aborder les tensions sociopolitiques qui gangrènent le vivre-ensemble et de réclamer la libération des personnes arbitrairement détenues.



C’est entouré de ses pairs que le président du Synamag Germain Ella Nguema a ouvert leur congrès ordinaire initialement prévu le 28 février dernier. A l’ordre du jour, le bilan des activités et l’adoption des nouveaux statuts et règlement intérieur amendés. A cela s’est ajoutée l’élection de 3 des 4 membres du bureau exécutif remplaçant ceux affectés à l’intérieur du pays au terme du dernier Conseil supérieur de la magistrature tenu en juillet 2018.

Les magistrats membres du Synamag en ont profité pour exposer à leur tutelle les besoins latents qui jonchent leur milieu. Au nombre desquels, la mise en place d’un service de gestion numérique des archives dans toutes les juridictions qui composent les Palais de justice. Autre nécessité de premier ordre, le renforcement de capacités pour les internes à travers des formations et la revalorisation de la prime de logement. Sans oublier la construction du nouveau siège de la Cour de cassation.

Abordant les tensions socio-politiques qui peinent à s’amenuiser depuis la crise post-électorale de 2016 et ravivées par l’état de santé du président de la République, les membres du Synamag ont exhorté leurs collègues magistrats à libérer tous les prisonniers politiques pour ramener l’accalmie.

« Comment pouvons-nous accepter de maintenir en détention des personnes pour lesquelles nous sommes convaincus de leur innocence? Aux collègues, au nom de l’apaisement, nous demandons la libération pure et simple de tous les détenus d’opinion incarcérés sous les fallacieux prétextes de délits de droit commun», a-t-il conclu.

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