Gabon: soupçonnée d’avoir été empoisonnée, la famille de la victime peine à payer l’autopsie

Une vue du Pont de Kango © D.R

Une adolescente âgée de 17 ans a trouvé la mort le vendredi 29 mars dernier, dans la ville de Kango chef-lieu du département du Komo, après avoir partagé un pot avec ses amis dans un bar. Overdose ou empoisonnement ? Aucune information n’a filtré pour le moment et les limiers de cette localité continuent d’investiguer. Quant à l’autopsie, il va falloir attendre, car les parents de la victime n’ont pas les moyens pour la faire dans l’immédiat.



La ville de Kango dans la province de l’Estuaire a une nouvelle fois été le théâtre d’un décès des plus suspects. En effet, une jeune fille a rendu l’âme le vendredi 29 mars dernier, après avoir consommé de l’alcool dans un bar assez fréquenté en compagnie de ses amis. Le plus étrange dans cette tragédie ce sont les circonstances de son décès. En effet, l’adolescente a été victime de douleurs à l’estomac, suivies des vomissements, ainsi que des selles de couleur étrange, ont confié ses proches.

Selon le récit recueilli par notre confrère du quotidien L’Union auprès d’une source proche du dossier, les évènements se seraient déroulés dans la nuit du mercredi 27 mars dernier dans un bar de Kango. La victime, Syndie Ntolo Biyoghe, âgée de 17 ans et non scolarisée, est sortie en compagnie de quelques-uns de ses amis pour une beuverie. Une fois la soirée terminée, elle s’est sentie très mal. S’en est suivie une dégradation importante et rapide de son état de santé. Elle s’est mise à vomir et à faire des selles de couleur inhabituelle.

La vitesse de la détérioration de sa santé aura finalement raison d’elle deux jours après, soit le 29 mars. C’est ce qui va conduire à l’ouverture d’une enquête avec en prime la mise aux arrêts de ses amis présents lors de la soirée arrosée. Toutefois aucune évolution significative n’est enregistrée. « Il n’y a aucune preuve permettant de certifier qu’il s’agit d’un empoisonnement. D’où la proposition de procéder à une autopsie », a précisé un agent en charge de l’affaire.

Par ailleurs, il s’avère que la famille n’est pas en capacité de réaliser cet examen, faute de moyens financiers. Toute chose qui complique la tâche des agents qui ne peuvent donc pas évoluer dans l’enquête. Les détenus ont regagné leur liberté depuis le 30 mars dernier. Cette disparition tragique et non élucidée remet sur la table le problème de l’insécurité dans les zones retirées. Car s’il s’avérait qu’il s’agit bien d’un empoissonnement, la psychose pourrait à nouveau y régner.

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