vendredi,22 octobre 2021
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Gabon: SOS prisonniers dénonce l’arrestation de Philippe Arsène Owono

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C’est par le biais d’un communiqué parvenu à la rédaction de Gabon Media Time que l’Association Sos Prisonniers a tenu à dénoncer l’arrestation du leader jeunesse Philippe Arsène Owono le samedi 27 février dernier. Occasion pour le président de cette association Lionel Ella Engonga de rappeler que la manifestation pacifique est un droit inaliénable, garanti par les conventions dont le Gabon est signataire.

Alors que le mouvement de contestation des nouvelles mesures gouvernementales baptisé « concert des casseroles » a officiellement pris fin le 24 février dernier, il semble que son impact ne s’est pas estompé. Pour preuve, entre une atmosphère morose qui en est née, des interpellations de leaders de ce mouvement seraient désormais à déplorer. La dernière en date, est celle de Philippe Arsène Owono, un internaute très suivi sur la toile pour ses avis en soutien à l’émancipation de la jeunesse gabonaise.

Selon le président de l’association SOS prisonniers, Lionel Ella Engonga, ce leader jeunesse a été appréhendé par les éléments des forces de l’ordre le samedi 27 février dernier. En réaction, l’association dédiée au respect des droits des détenus et des personnes mises en cause a dénoncé le caractère arbitraire de cette procédure. Et ce, pour un supposé motif « d’instigation à la révolte sur la toile » et autres canaux de communication moderne.

« SOS Prisonniers Gabon rappelle aux autorités judiciaires que la manifestation pacifique est un droit inaliénable, garanti par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, par le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques de 1966, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981, la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, la Constitution gabonaise. Nul ne peut être arrêté pour ses opinions, fussent-elles en contradiction avec le pouvoir », a rappelé Lionel Ella Engonga.

Non sans manquer de préciser que « le Gabon, ayant internalisé dans son ordonnancement juridique ces instruments internationaux suscités, se doit de les respecter ». Exprimant sa solidarité envers Philippe Arsène et aux autres, SOS Prisonniers a exigé que cessent « des persécutions judiciaires et la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées suite au mouvement des casseroles ». 

Pour information, le « concert des casseroles » est un mouvement populaire qui a consisté à cogner un objet dans une casserole afin d’interpeller les autorités publiques sur le danger inhérent au durcissement des mesures de lutte contre la propagation de la Covid-19 au Gabon. À ce jour, cette dénonciation pacifique à tout de même coûté la vie à 2 compatriotes en l’occurrence Djinky Émane M’vono et Gildas Iloko, abattus par des individus toujours non identifiés près d’un mois après les faits.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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