mardi,1 décembre 2020
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Gabon: Sogara dans la tourmente

En difficulté depuis quelques années, la Société Gabonaise de Raffinage (Sogara) continue de traverser une zone de fortes turbulences. Et pour cause, les données fournies par la Direction Générale de l’Economie et de la Politique Fiscale (DGEPF) dans sa dernière note de conjoncture sont alarmantes. Ainsi, avec une nette diminution du volume de brut traité en glissement annuel, la Sogara a créé un gigantesque déficit au niveau de la demande locale.

Seule et unique raffinerie du pays, la Société gabonaise de raffinage (Sogara) avait une mission bien précise lors de sa création en 1964 par plusieurs États africains, à savoir traiter et transformer le pétrole pour en tirer le maximum de produits à haute valeur ajoutée. Aujourd’hui détenue par l’État gabonais, Total et d’autres opérateurs, elle accumule les pertes et son volume de brut traité ne cesse de dégringoler.

Tableau tiré de la Note de conjoncture élaborée et publiée par la Direction générale de l’Economie et de la Politique fiscale © D.R

En effet, dans la dernière note de conjoncture élaborée et publiée par la Direction générale de l’Economie et de la Politique fiscale (DGEPF) en mars dernier, les données de la Sogara sont en forte baisse avec un volume de brut traité établi à 779 951 tonnes métriques en 2018 contre 812 611 tonnes métriques en 2017 et 781 819 tonnes en 2014. La résultante de cette situation étant une incapacité à couvrir la demande locale pourtant pas si énorme.

Pour combler le déficit créé par cette baisse essentiellement imputable à la vétusté des outils de production, la Société Gabonaise de Raffinage et Gabon Oil Company (GOC) qui sont les deux sociétés nationales censées assurer l’approvisionnement en brut, ont régulièrement recours aux importations, même dans les pays non producteur de pétrole comme le Togo.

Avec 408 157 tonnes métriques de brut importés en 2018 contre 254 432 tonnes importés en 2017 (soit une augmentation de 60,4%), ces deux sociétés sont donc aujourd’hui dans l’incapacité d’assurer la fourniture en continu de l’approvisionnement local. Les recommandations du FMI portant sur leurs liquidations pourraient donc logiquement être fondées.

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