Gabon: Sogara accumule plus de 85 milliards de Fcfa de dettes

Siège social de la Sogara à Port-Gentil © GMT

Depuis un peu plus d’une semaine, les usagers des stations services de plusieurs localités dont la capitale, doivent faire face à une pénurie de carburant. Les autorités n’ayant pas communiqué sur le sujet, plusieurs raisons étaient jusque là évoquées. L’une d’entre elles, qui serait la plus plausible, c’est que la Société gabonaise de raffinage (Sogara) serait incapable de traiter le volume requis du fait de la vétusté de ses installations et d’une accumulation de dettes, rapport Gabonactu.com.

C’est une nouvelle pénurie de carburant qui vient s’ajouter à une liste déjà bien longue en la matière. Pourtant doté de ressources pétrolières incommensurables et classé huitième producteur africain, la République gabonaise peine cependant à fournir en quantité suffisante et à un coût raisonnable, sa propre population en carburant du fait de nombreux manques.

En effet, la société gabonaise de raffinage (Sogara) seule et unique raffinerie du pays, peine actuellement à assurer le traitement du brut, du fait notamment de la vétusté de ses installations, mais aussi d’une accumulation conséquente de dettes. Estimée selon certaines sources à plus de 85 milliards de Fcfa, ces dettes plomberaient lourdement, la capacité d’investissement de la société.

La conséquence de cette situation économique désastreuse, est l’incapacité pour la Sogara de ravitailler ses principaux clients à savoir Total Gabon, Oil Lybia, Petro Gabon, Engen, situation qui se traduit par ces pénuries répétées de carburant dans les stations services de plusieurs localités. De ce fait, de nombreuses interrogations subsistent concernant cette situation chaotique.

Si la principale question que l’on pourrait se poser reste liée à la construction d’une nouvelle raffinerie, d’autres nous poussent à nous interroger sur la situation ayant occasionné cette accumulation de dettes. Créée il y a 50 ans, la société arrivait jusqu’à il y a encore une dizaine d’années, à raffiner plus de 4 000 000  de tonnes de brut par an contre seulement 800 000 tonnes aujourd’hui.

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