Gabon: la société civile prête à appuyer l’action d’Olam

Rencontre entre les populations de la communauté Ferra, Olam et la Société civile © GMT

Depuis le lancement le 23 juillet 2018, de sa mission citoyenne visant à associer les organisations de la société civile (OSC) aux réalisations faites sur le terrain en termes de contributions à l’économie nationale et au développement local, la multinationale singapourienne séduit et suscite même l’admiration de cette frange de la population gabonaise. Une opération de transparence qui au bout appelle à une collaboration entre les deux parties qui longtemps a souffert d’incompréhension du fait de la méconnaissance de certaines réalités.

«N’a droit à la parole que celui qui a fait l’enquête», cette citation du coordonnateur de la mission, Dieudonné Minlama Mintogo, tiré d’un proverbe chinois définit toute la stratégie d’Olam qui par cette initiative a choisi d’amener les OSC aux faits plutôt qu’à se contenter de critiques pas toujours fondées. Fort du troisième jour de sa campagne nationale Olam, élague une par une les inquiétudes de ses principaux détracteurs par ses réalisations, par ses ambitions sur le terrain.

La rencontre avec les communautés de la Ferra, vivant à moins de 15 kilomètres de Ndende, chef-lieu du département de la Dola, a été déterminante. Si sur les lieux la présence de la société civile a un temps soit peu calmé l’ardeur des populations pourtant organisées et pacifiques, la dextérité doublée de volonté d’aboutir à des décisions consensuelles d’Olam n’ont pas été vaines.

En effet, sur un malentendu, les autochtones de cette localité ont longtemps reproché au groupe de vouloir s’accaparer de leur terre en bafouant plusieurs aspects culturels avec le concours des autorités publiques. Le différend, sera donc soldé ce 25 juillet grâce à la participation exclusive des trois parties : Olam, la société civile et les populations.

La résolution du passif qui existait entre Olam, Sotrader et les populations de Ferra dans le cadre de ce dossier, est une preuve que l’avenir de cette entreprise au Gabon se situe dans sa capacité à mobiliser les différentes parties. Une collaboration, faut-il le rappeler, qui n’aura été possible que grâce à l’esprit d’ouverture d’Olam qui au passage est loué les OSC.

«Je suis très heureuse et émue car ce que je vois avec Olam me ravie. Je vois le pourcentage de Gabonais employés par Olam et je suis contente. J’étais également loin de me douter qu’Olam pouvait transformer nos forêts, cela m’a permis d’apprécier la grandeur et les valeurs de notre pays. Je pense que la diversification de notre économie est en marche, c’est une occasion inouïe pour nous d’amorcer véritablement le développement», a déclaré Aminata Ondo, coordinatrice principale du Bloc syndical de la première seconde, qui dans son intervention a confié avoir changé son appréhension sur Olam et se dit prête à apporter son expertise à l’entreprise notamment dans le domaine de la santé.

Loin d’être un cas isolé, Aminata Ondo n’est que le reflet d’une société civile qui désarme progressivement face à la puissance des arguments d’Olam. Car elle se dit prête, comme dans le cas de la Ferra, au nom du développement du Gabon, à servir de relais, de passerelle entre les populations et la multinationale singapourienne.

«Ce qu’on attend de la société civile déjà, c’est qu’elle fasse comprendre aux populations, qu’elle sensibilise ces dernières sur les objectifs de la culture du palmier à huile. Et l’importance de certains projets d’Olam qui s’avèrent, à long terme salutaires pour elle, vu qu’elles en seront bénéficiaires», a indiqué Tatiana Eboua, responsable sociale d’Olam. Avant d’ajouter, «nous souhaitons en effet que la société civile nous approche avec leurs différentes compétences pour que nous puissions travailler ensemble et voir quelle peut être leur apport dans le renforcement des capacités des communautés par rapport à la gestion des activités».

Il s’agit donc d’un partenariat visant à associer toutes les composantes de la société pour un développement à l’échelle nationale et communautaire. Un appel qui depuis le début de ladite campagne reçoit un écho favorable puisque, outre la cinquantaine d’OSC disponible, d’autres rejoindront la caravane national d’Olam qui pour l’instant n’est qu’à mi-chemin.

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