Gabon: Les sociaux démocrates s’insurgent contre «l’appel à agir»

Jules Esdras Mouhouloulou porte-parole des SDG © D.R

C’est à la faveur d’une déclaration de presse lue ce matin au siège des Sociaux démocrates gabonais (SDG) par Jules Esdras Mouhouloulou que cette formation politique proche de la majorité présidentielle a répondu à «l’appel à agir» formulé jeudi 1er mars dernier par une dizaine de citoyens membres de partis politiques et de la société civile.



Le député du 3ème siège du département de la Boumi Louetsi et porte parole des Sociaux démocrates gabonais Jules Esdras Mouhouloulou a dénoncé pour le fustiger au nom de son parti politique ce qu’il a qualifié de « propos appelant clairement à l’insurrection populaire de la part d’une caste de nos citoyens ».

Des agissements incompréhensibles selon le député qui voit en cette sortie médiatique une volonté d’entraver la bonne marche vers la démocratie, qualifient les députés comme lui et élus locaux, ainsi que les membres de la société civile comme étant des « personnes avides d’intérêts hautement personnels aux fins inavouées, se permettent de remettre en cause la force de ces institutions », a-t-il précisé.

Estimant que la Cour constitutionnelle a dans « ses missions régaliennes, a fait lecture du droit et a pris des dispositions en vue de la bonne continuité de l’Etat », Jules Esdras Mouhouloulou n’a pas manqué de s’en prendre personnellement aux signataires de « l’appel à agir », « qui veut-on mettre dans la rue ? Est-ce le député qui bénéficie de l’immunité parlementaire et dont les enfants jouissent du passeport diplomatique ? Est-ce les membres de la société civile qui bénéficient de la protection des grandes représentations diplomatiques ainsi que leurs enfants, Ou serait ce le conjoint bénéficiant de la double nationalité par l’effet du mariage qui agiront manifestement », a-t-il prononcé.

Au cours de sa sortie, Jules Esdras Mouhouloulou a également « déploré des tentatives d’intimidation et de menaces de mort à l’encontre de certains collaborateurs du Chef de l’Etat, parmi lesquels les membres de son cabinet », avant de mettre « en garde tous les renégats obscures tapis dans l’ombre et qui veulent porter atteinte à notre vivre ensemble si chère à nous peuple gabonais ».

Pour rappel, Placide Aubiang Nzeh, Noël Bertrand Boundzanga, Elza-Ritchuelle Boukandou, Franck Ndjimbi, Nicolas Nguéma, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Anges kevin Nzigou, Marc Ona Essangui, les honorables Edgard Owono et Maxime Minault Zima Ebeyard ont lancé à la Chambre de commerce de LIbreville un « appel à agir » dès le dimanche 31 mars prochain.

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