Gabon: silence radio sur la réhabilitation de l’axe Pk12-Pk105

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Axe Pk12-Pk105

Annoncés en fanfare en mars dernier en marge d’une rencontre entre le ministre des Travaux publics Arnauld Calixte Engandji et le premier ministre Julien Nkoghe Bekale, les travaux de réhabilitation de l’axe Pk12-Pk105 prévus pour démarrer le 13 mars, sont au point mort. Un peu plus de 4 mois après la date annoncée, cet axe qui constitue pourtant une problématique grandissante pour les automobilistes, semble aujourd’hui loin de constituer une priorité pour le gouvernement.

GABON LIBREVILLE

C’est ce qui s’appelle faire l’impasse. Alors que l’axe 1 des orientations de la politique budgétaire s’articule autour de « la relance de la croissance macroéconomique et équilibre budgétaire » à travers « l’Optimisation des recettes et le financement de l’économie, la Maîtrise des dépenses publiques, l’amélioration du cadre des affaires pour faciliter l’initiative privée, la diversification de l’économie, la Lutte contre l’inflation et surtout le développement des infrastructures moteurs de croissance », il semblerait que ce dernier volet ne soit pas considéré comme prioritaire. 

En effet, au regard de la qualité du réseau routier et du nombre limité de kilomètres de routes bitumés, il apparaît évident que le manque d’infrastructures routières constitue un frein à notre développement. Parmi ces infrastructures nécessaires au développement, l’axe Pk12-Pk105. Véritable calvaire pour les automobilistes mais aussi et surtout pour les populations, sa réhabilitation était pourtant annoncée il y a quelques mois. 

Devant être réalisé par l’entreprise chinoise China State Construction Engineering, ces travaux ont pris du plomb dans l’aile faute de financement. Car, faut-il le rappeler, la condition pour le redémarrage desdits travaux, était le versement par l’Etat gabonais de la somme de 10,3 milliards de Fcfa ce qui n’a pas été fait. Et depuis, d’imbroglio en imbroglio, cette route patine. 

Si aucune communication n’a été faite par le gouvernement autour de l’annonce de la rupture du contrat entre les deux parties, les populations elles, vivent ce calvaire au quotidien. Route dangereuse et meurtrière au regard du nombre d’épisodes atroces qui lui sont attribués notamment dans la zone de Kango, cet axe sur lequel les automobilistes passent en moyenne 30 à 40% de leur temps de route, semble loin d’être une urgence pour le gouvernement, au grand dam de populations désabusées.

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