Gabon: selon The Economist, «la corruption est endémique et pratiquée en toute impunité »

Ce n’est désormais plus un secret pour personne, la situation de l’économie gabonaise est préoccupante. Outre la crise conjoncturelle liée à la chute il y a quelques années des prix des produits de base dont le Gabon est fortement dépendant, l’Économie gabonaise subit de plein fouet les affres des nombreux dérapages budgétaires. Créant un cercle vicieux de corruption, cette situation pousse selon le très réputé magazine The Economist, plusieurs investisseurs à quitter le pays. 

« au Gabon la corruption est endémique et pratiquée en toute impunité », ces mots du Think Tank The Heritage Foundation datent d’il y a un an, mais témoignaient déjà de la situation déplorable dans laquelle se trouvait le pays. Corroboré par le dernier classement des ONG Transparency International et Afrobaromètre, qui situe le gouvernement gabonais en tête des gouvernements les moins performants d’Afrique en matière de lutte contre la corruption, cette situation est préoccupante. 

En effet, comme l’a récemment souligné le très réputé magazine anglais The Economist, au Gabon « l’économie stagne, en grande partie grâce à la corruption croissante ». Cette même corruption qui depuis l’accident vasculaire cérébral du président, « est florissante ». Ainsi, comme le martèle The Economist, « le Gabon qui n’a jamais été exempt de corruption, a atteint des niveaux menaçant  la viabilité des entreprises étrangères ». 

Le magazine anglais dépeint un tableau sombre de l’administration gabonaise, et affirme qu’une « nouvelle arnaque a ciblé les entreprises étrangères à Libreville, qui s’appuie sur une loi héritée de la France et qui permet aux tribunaux d’ordonner aux entreprises de payer leurs dettes ». Résultats, ces entreprises étrangères qui se sentent flouées par des fonctionnaires véreux et peu scrupuleux, et qui dénoncent cette « escroquerie », pourraient quitter le pays. 

Sachant que ces entreprises emploient des milliers de Gabonais, font vivre des familles entières, créent de la richesse, et contribuent à créer de la valeur  ajoutée pour le pays, les voir quitter le territoire serait une catastrophe pour une économie déjà balbutiante. Face à cette situation guère reluisante, difficile d’imaginer l’économie se diversifier ou encore le pays attirer de nouveaux investisseurs, ce qui n’est pas de bonne augure dans le contexte actuel. 

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