Gabon: la sécurité nucléaire au coeur d’un atelier à Libreville

Des experts de l'AIEA lors de l'atelier sur la sécurité nucléaire © GMT

Le vendredi 1er mars 2019,  les locaux du ministère du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures ont abrité les travaux d’un atelier de sensibilisation des décideurs sur la question de sécurité nucléaire. Cette rencontre a été précédée par un atelier  du 25 au 28 février 2019 qui avait pour objectif de faire une revue du Plan Intégré d’Appui à la Sécurité Nucléaire (Integrated Nuclear Security Support Plan : INSSP).



Cette rencontre qui a été conduite par des experts de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) avait pour objectif de sensibiliser les députés sur la problématique de la sécurité nucléaire et radiologique. Elle s’inscrit dans la droite ligne des engagements pris par les dirigeants du monde, parmi lesquels le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, qui lors du 4ème Sommet sur la Sécurité Nucléaire qui s’est déroulé le 1er avril 2016 a pris la décision de renforcer l’architecture de la sécurité nucléaire au niveau national, régional et mondial.

Cette décision passait par la ratification élargie et la mise en œuvre des instruments juridiques internationaux en matière de sécurité nucléaire. En la matière, le Gabon est d’ailleurs en pole position en signant plusieurs conventions notamment la Convention sur la protection physique des matières nucléaires (CPPMN) ; la Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire s’est engagée en faveur des résolutions 1373 du Conseil de sécurité des Nations Unies « Menaces contre la paix et la sécurité internationales résultant d’actes de terrorisme » et 1540 sur Nonprolifération des armes de destruction massive

L’atelier organisé à Libreville visait donc à faire une revue du Plan Intégré d’Appui à la Sécurité Nucléaire mise en oeuvre par le Gabon depuis en 2014. Cette procédure doit être réexaminée régulièrement par la Division de la Sécurité Nucléaire de l’AIEA. Les cinq (5) domaines fonctionnels qui ont été au centre de cet examen sont entre autres le cadre juridique et réglementaire ; la prévention ; la détection ; la réponse et la durabilité.  ont été évalués.

Au terme de ces rencontres, il ressort plusieurs recommandations notamment la nécessité de mettre en place un mécanisme national de coordination pour la sécurité nucléaire en vue d’assurer une coordination et une communication appropriées entre les autorités compétentes, l’élaboration et la validation d’une Feuille de route pour l’Architecture de détection en matière de sécurité nucléaire, mais aussi la nécessité de veiller à ce que les hauts fonctionnaires et les législateurs soient familiers avec les instruments internationaux qui constituent le cadre juridique international pour la sécurité nucléaire.

 

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