Gabon – Rupture de contrat avec Total Gabon suite à des malversations : le démenti de SPIE  OGS

Suite à la communication de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), révélant des « malversations du management de la société SPIE OGS », qui selon elle serait à l’origine de la perte d’un contrat avec Total Gabon, l’entreprise a apporté, dans un communiqué de presse adressé à notre rédaction ce 29 novembre 2016, un démenti formel sur ces allégations distillées par L’Onep.  

En effet, il y a quelques jours l’Onep, évoquait la situation qui prévaut au sein de la société SPIE Oil & Gas Services avec le licenciement programmé de 93 employés. A cette occasion elle avait révélé que la perte d’un contrat de Total Gabon était due à des malversations au sein de l’entreprise.  Lesquelles ont des conséquences sur la situation financière de SPIE OGS, qui la contraignait à se séparer de ses salariés.

Réagissant à ce propos, « l’entreprise  conteste fermement ces allégations et souligne qu’elles ne sont assorties d’aucun élément concret venant les étayer. »,  indiquant que ces allégations n’était le fruit que « des rumeurs passées visant à créer un lien entre la perte de ce contrat et de prétendues pratiques frauduleuses »,  « la société avait d’ailleurs commandé un audit auprès d’un cabinet indépendant de renommée internationale. Celui-ci n’a révélé à ce jour aucune malversation de la part du management de la société SPIE Oil & Gas Services.» Souligne le communiqué signé de l’administrateur de SPIE Oil & Gas Services Gabon, Richard Masson.   

En outre, il explique que la perte de ce contrat auprès du géant pétrolier, Total Gabon, « est due exclusivement à des critères financiers et techniques, tout simplement moins-disant que ceux de nos concurrents », «Le licenciement de nos collaborateurs en est malheureusement le corollaire ; il faut d’ailleurs noter que l’obtention de ce contrat par SPIE Oil & Gas Services aurait entraîné le même type de conséquences sociales chez nos concurrents. » a-t-il poursuivi.

Revenant sur le licenciement  programmé de 93 de ses salariés, la filiale internationale de services multi techniques du groupe SPIE,  assure que suite au non-renouvellement de ce contrat, elle a effectivement « déposé le 28 octobre dernier une demande d’autorisation de licenciement pour motif d’ordre économique auprès de l’Inspection Spéciale du Travail chargée du Secteur Pétrolier. » avant de préciser qu’au-delà de cette triste réalité, et « consciente de sa responsabilité auprès des salariés concernés et de leurs familles, SPIE Oil & Gas Services a signé fin octobre un procès-verbal de concertation avec les délégués du personnel qui prévoit un certain nombre de mesures d’accompagnement, dont 22 reclassements ».

Enfin, Richard Masson a réaffirmé  l’attachement de son entreprise  « au maintien d’un dialogue social exemplaire », rassurant « l’ONEP sur son engagement auprès de tous les salariés pour étudier toutes les solutions permettant de réduire l’impact social de cette perte de contrat ».

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