mardi,24 novembre 2020
Accueil Derniers articles Gabon: Rose Christiane Ossouka, le choix idéal pour les partenaires internationaux

Gabon: Rose Christiane Ossouka, le choix idéal pour les partenaires internationaux

Bien audelà de la décennie de la femme annoncée dès 2015 par le chef de l’Etat Ali Bongo, qui déclarait vouloir mettre en oeuvre « une politique prioritaire pour l’amélioration et la transformation profonde de la condition de la Femme Gabonaise », la nomination de Rose Christiane Ossouka à la primature, est un signal fort donné aux partenaires techniques et financiers du pays. Et pour cause, dans un monde où de plus en plus de femmes tiennent les rênes, le Gabon affiche son ouverture au plus grand plaisir de Kristalina Georgieva directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Dans une tribune publiée le 3 mars dernier sur le portail officiel du Fonds monétaire international (FMI), l’actuelle directrice générale de l’institution de Bretton Woods se demandait « où sont donc les femmes ? ». Au plus fort d’une pandémie de Covid-19 qui commençait peu à peu à s’installer dans les esprits comme une véritable problématique, la dirigeante affichait déjà sa volonté, de voir « plus de femmes aux postes de direction ». 

Un peu moins de quatre mois, le Gabon semble avoir été attentif à ce message. En effet, en nommant Rose Christiane Ossouka économiste de formation et diplômée de l’Institut gabonais de l’économie et des finances, à la fonction de Premier ministre en lieu et place d’un Julien Nkoghe Bekale arrivé en bout de course, Ali Bongo a ainsi, matérialisé sa volonté de mettre en oeuvre « une politique prioritaire pour l’amélioration et la transformation de la condition de la Femme Gabonaise ». 

Considérant que « l’augmentation du taux d’activité des femmes et leur présence accrue à de plus hauts niveaux de responsabilité, sont une bonne chose non seulement pour les femmes elles-mêmes, mais aussi pour les entreprises et l’économie de leurs pays » comme le suggère le FMI, cette décision du Gabon, marque donc un tournant aussi bien au niveau national que continental puisque seulement deux femmes occupent ce poste en Afrique à savoir : Rose Christiane Ossouka et Saara Kuugongelwa-Amadhila (Namibie).

Par ailleurs, la nomination d’une femme qui plus est économiste, dans un contexte de crise économico-sanitaire, vient conforter l’idée de la Banque mondiale selon laquelle « l’émancipation des femmes est un facteur essentiel de développement économique ». Partenaire privilégié du Gabon avec qui il est engagé dans un accord triennal visant selon ses termes « à assurer la relance économique », le FMI devrait donc à travers cette nomination, accorder un peu plus de crédit à un pays qui est jusquelà un de ses mauvais élèves.

Laissez votre commentaire

Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
Global Media Time Gif 2px
Bestheinfusion