jeudi,20 janvier 2022
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Gabon: risque de contamination des personnes non vaccinées par les vaccinées

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Si la conférence gouvernementale sur la riposte contre le Covi-19 a définitivement sonné le glas pour ceux qui espéraient un rétropédalage sur les mesures dites « suicidaires », elle n’a pas levé les doutes sur la portée de certaines d’entre elles. En effet, en rendant facultatif le test PCR à condition de se faire vacciner, le gouvernement met insidieusement la vie des personnes non vaccinées en danger.

Dans un tweet devenu viral, un professeur d’économie britannique du nom de David Paton a surpris la toile en révélant que les personnes vaccinées ont ces derniers temps été testées positives au Covid-19 plus que celles non vaccinées. Une donnée qui, si elle n’est pas vérifiée sur le cas du Gabon, remet tout de même au goût du jour le fait qu’ayant été vacciné, tout individu est susceptible de contaminer et de l’être. Toute chose qui jette du discrédit sur la communication gouvernementale qui semble faire de la vaccination l’arme ultime contre le Covi-19.

Un leurre savamment entretenu par la propagande faite autour de la vaccination insidieusement obligatoire qui offre la possibilité pour les volontaires de récupérer un bon nombre de libertés individuelles violées par le droit d’exception. Ainsi, une fois vaccinées, les personnes pourront circuler après le couvre-feu et continuer à se rendre dans les lieux dits publics en présentant leur carnet de vaccination ou leur attestation de Covid-19. Et ce, sans nécessairement avoir besoin d’un test PCR dorénavant facturé à 20 et 50.000 FCFA, selon l’urgence.

Pourtant, c’est à ce niveau que le Dr. Guy Patrick Obiang Ndong et ses collègues pêchent. Et pour cause, les personnes non éligibles à la vaccination et les antivax vont pouvoir se prémunir de la pandémie en faisant des test PCR, qui permettent de s’enquérir de sa situation épidémiologique. Les personnes vaccinées, quant à elles, pourraient dès lors devenir les vecteurs de transmission communautaire de ce virus, car non situées sur leur statut.

Doit-on rappeler que les deux catégories d’individus devront partager les mêmes espaces de travail et de vie, à condition d’avoir l’un ou l’autre des précieux sésames, c’est-à-dire, être vacciné ou détenir un test PCR négatif de moins de 14 jours. Devons-nous assister au développement de clusters pour que le PCR ne soit plus perçu comme un document facultatif pour les personnes vaccinées ? La réponse argumentée, études à la puis du gouvernement Ossouka Raponda est attendue.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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