mardi,26 octobre 2021
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Gabon: encore du rififi à Union et solidarité

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Quelques jours seulement après la proclamation des résultats du premier tour des élections législatives du 6 octobre dernier par le président du Centre gabonais des élections (CGE), Moïse Bibalou Koumba, le parti de Jean de Dieu Moukagni Iwangou, Union et solidarité (US) semble à nouveau tremper dans une crise. Plusieurs de ses partisans notamment les jeunes exigeraient le départ du gouvernment de leur leader.

Après des élections législatives mal préparées par l’Union et solidarité, une impréparation qu’ils imputent à leur allié le Parti démocratique gabonais (PDG), qui selon eux n’a pas joué franc jeu vis à vis de leur formation politique en ne décaissant le franc électoral que très tardivement. Toute chose qui selon eux aura contribué à faire battre l’US sur la plupart des sièges sur lesquels le parti était en lisse, notamment dans le premier arrondissement de Mouila où leur président était face à trois anciens ministres à savoir Norbert Diramba de Les Démocrates (LD), Serge Maurice Mabiala du Rassemblement héritage et modernité (RHM) et le député sortant Léon Nzouba (PDG).

« Jean de Dieu Moukagni Iwangou faisant partie du gouvernement Issoze Ngondet III, l’US n’a pas été traité comme un allié », fustige un des candidats de cette formation politique. « La subvention de l’Etat a été reçue seulement quelques jours avant les scrutins, ce qui a créé une frustration chez certains militants qui estiment que le PDG n’a pas joué franc jeu avec son allié du gouvernement. Les militants que nous sommes fustigeons cette façon de faire », a-t-il poursuivi.

L’Union et solidarité n’est en ballotage nul part. Partout où elle a positionné des candidats, comme au premier siège du département de la Boumi-Louetsi à Mbigou, au premier siège de la commune d’Owendo, au premier siège du 5ème arrondissement de Libreville ou encore au premier siège de la commune de Mouila, l’aventure s’est soldée par un échec cuisant. Un échec que les unionistes solidaires imputent à leurs alliés pdgistes et exigent désormais la démission de Moukagni Iwangou du gouvernement.

« Nous demandons au président de se retirer du gouvernement. Parce que le PDG n’est pas reconnaissant du travail que notre parti abat au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur », explique ce candidat malheureux qui en tant que membre du bureau exécutif de l’US entend poser cette question parmi les points à l’ordre du jour de leur prochaine réunion.

La démission de Jean de Dieu Moukagni Iwangou du gouvernement qu’exigent ses militants tombe sous le bon sens. Selon ces derniers, son ralliement à l’exécutif se justifiait par un vide institutionnel né de la dissolution de l’Assemblée nationale qui emportait avec elle le gouvernement Issoze Ngondet II. Ce vide qui est désormais comblé par la tenue des législatives qui donneront lieu à l’entrée en fonction de la 13ème législature renvoie le président de l’US aux conséquences de sa propre interprétation des événements politiques. « Puisque c’est à cause de ce vide institutionnel que nous avions accepté de rentrer au gouvernement, ce vide est désormais comblé par la nouvelle législature qui sera encore cette fois-ci monocolore. Nous disons que nous n’avons plus notre place dans ce gouvernement.  », ont-ils laissé entendre.

Considérant qu’ils ont été envoyés à l’abattoir, ceux qui l’ont soutenu dans sa position se retournent aujourd’hui contre lui. Ceux qui ont accepté qu’il aille au gouvernement tout en sachant que c’était un sacrifice sont révoltés aujourd’hui. « Nous espérions que les partis politiques de l’opposition allaient être traités de façon équitable notamment ceux qui ont accepté d’aller au gouvernement et de participer aux élections. Nous pensions que nous allions être traités avec considération et pouvoir rattraper l’écart que les pdgistes avaient sur le terrain », ont-ils poursuivi.  Mais la désillusion est-elle qu’ils en sortent aujourd’hui bredouilles d’un double scrutin au terme duquel même le président de l’US n’aura obtenu que 147 voix dans la circonscription sur laquelle il était en lisse.

Le président de l’US n’a pas pu être joint par la rédaction de Gabon Media Time qui reste ouverte à la publication de tout élément contradictoire de sa part. Nous y reviendrons.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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