Gabon: retrait du marché puis incinération de 11 000 kits de test de VIH non conformes

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Exemple de kit de test de VIH © D.R.

11 033 kits de tests présentant des anomalies ont été retirés du marché puis incinérés ce jeudi 11 juillet 2019, à la décharge d’Akournam, dans la commune d’Owendo. Une opération qui s’est déroulée en présence des autorités judiciaires, de l’Inspection générale de la santé et de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) et qui rentre dans le cadre de la préservation de la santé des populations. 

GABON LIBREVILLE

Importés par la société Pissi Médical, deux lots de 275 kits comprenant chacun 40 tests, ont été détruits par la Direction du médicament de la pharmacie (DMP). Ces tests donnaient des informations erronées car les lectures faites n’étaient pas conventionnelles. De quoi attirer l’attention des techniciens pratiquant les dépistages du Vih qui n’ont pas hésité à saisir cette direction placée sous la tutelle du ministère de la Santé . 

Après avoir été saisis et fait le constat de la non conformité de ce matériel, les responsables de la DMP ont décidé du retrait de ces produits du marché et de procéder à leur destruction. «Il arrive que ces tests, lorsque les laborantins les utilisent pour dépister un patient, donnent une lecture de VIH 1 qui s’apparente au VIH 2. Vous voyez qu’il y a déjà un problème à ce niveau. Cela voudrait dire que si quelqu’un est par exemple séropositif, avec ce test, il  pouvait être déclaré séronégatif et vice versa.», a confié un responsable de la Direction du médicament de la pharmacie au quotidien L’Union. 

Le responsable commercial de Pissi Médical, Samuel Takoumbo n’a pas manqué d’exprimer ses regrets tout en prenant acte de la décision prise par les autorités. «les produits ont pourtant été évalués au Gabon par l’organe assermenté, c’est-à-dire le département de biologie de l’Université des sciences de la santé (USS). Mais l’Etat, trouvant qu’il y a des anomalies, a jugé utile de les retirer du circuit. Nous ne pouvons que constater et prendre acte», a-t-il relevé. 

Une situation qui suscite des interrogations sur le processus d’importation de certains produits pharmaceutiques et qui devrait interpeller les pouvoirs publics et plus particulièrement le ministère de la Santé.  

Sabine Kassa 

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