Gabon: la responsabilité d’Axa écartée dans l’affaire Brice Gotoa

Logo de l’assureur Axa Gabon © D.R

Dans un communiqué publié le 28 février dernier, la Haute autorité de la communication rendait une décision de suspension des médias publics de l’assureur Axa Gabon pour ne pas avoir répondu présent à deux convocations. Après plusieurs rencontres organisées entre les deux entités, au cours desquelles l’assureur a présenté des documents rétablissant la vérité dans l’affaire du journaliste, la Hac a levé sa mesure d’interdiction. Laquelle a pour effet d’écarter toute implication de la compagnie d’assurance dans cette affaire.



La Haute autorité de la communication (HAC) a rendu sa décision sur la levée de suspension d’Axa Gabon, dans un communiqué datant du 8 mars dernier, en reconnaissant que la plaignante dans l’affaire Mesmin Brice Gotoa « n’avait pas produit d’écrit émanant de la Direction Générale » de l’assureur. En effet, dans la plainte adressée à la Direction générale des recherches (DGR) et au procureur de la République, madame Meiye ne fait aucunement mention de sa responsabilité au sein d’Axa Gabon et précise qu’elle « portait plainte pour dénonciations calomnieuses et mensongères sur ma personne ». Toute chose qui écarte la responsabilité de l’assureur et qui laisse la justice poursuivre son travail dans ce dossier.

Rappelons toutefois que lors des rencontres avec la Hac, la compagnie d’assurance n’a fait que réclamer la restitution de la vérité des faits et le rétablissement des responsabilités dans cette affaire dans laquelle la personne morale de l’assureur n’est aucunement concernée. Elle a réaffirmé sa volonté de soutenir la liberté de la presse et le développement au Gabon. Car, comme le rappelait le président directeur général du groupe, « au Gabon comme ailleurs, l’assurance est un vecteur de soutien au développement et un moteur de stabilité des sociétés ».

Pour rappel, Axa Gabon avait été condamnée par l’autorité de régulation des médias pour ne pas avoir répondu à deux convocations au sujet de l’affaire de harcèlement du journaliste Brice Gotoa. L’assureur avait écopé de trois mois de suspension des médias publics, avec effet immédiat. Une décision qui avait été jugée injuste, étant entendu que la plainte qui avait été déposée ne portait pas le sceau de la compagnie d’assurance, mais d’un individu « lésé » par le journaliste.

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