Gabon: le Renaps en croisade contre les violences basées sur le genre

Les membres du Renaps reçus au Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon © D.R

Ce mercredi 12 septembre, le réseau national pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive des adolescents (Renaps) en collaboration avec l’ONU s’est rendu au siège du Consel Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon (CSAIG), sis au boulevard Triomphal de Libreville, pour faire un plaidoyer dans le cadre du lancement de la campagne de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive.

Le Renaps a ainsi entamé la première phase de sa campagne pour la sensibilisation des chefs religieux, au sujet des violences basées sur le genre. Cette association s’est rendue auprès du Consei Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon dans le but de faire un plaidoyer qui doit aboutir dans les tout prochains jours à une convention entre le Renaps et le CSAIG. A la suite, cet accord permettra aux membres du Renaps de commencer les rencontres avec les différentes communautés musulmanes librevilloises.

La campagne a entre autres objectifs, celui d’informer le plus grand nombre afin d’ouvrir un débat sur les problématiques mal éclairées, il s’agira d’éveiller les consciences pour permettre un changement de comportements. A cet effet le coordinateur du Renaps Guy René Mombo a estimé qu’il « est nécessaire que tous les partenaires s’engagent afin de renverser la tendance actuelle, les partenaires au développement, le gouvernement, les médias afin de permettre une information de masse ».

Cette campagne s’inscrit dans la volonté du Renaps d’endiguer les maux qui minent la société gabonaise tels que les mariages précoces, les grossesses précoces, les mutilations génitales féminines, les violences verbales, physiques et psychologiques et les IST/VIH par la sensibilisation. Des maux qui affaiblissent les femmes et qui font d’elles un handicap pour la société.

« Une femme traumatisée est un problème pour la société, elle ne peut pas tenir dans un mariage. Elle ne peut pas tenir dans la société », a conclu Balugoon Afoussatou expert des Nations unies sur les questions de genre.

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