Gabon: refus d’ordonnance, instauration de quotas, quand des pharmacies sabotent l’assurance maladie

La pharmacie des Forestiers de Libreville © D.R

Malgré la bonne volonté de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) de rendre accessible l’assurance maladie à un grand nombre de Gabonaises et Gabonais, la situation semble toujours aussi complexe pour plusieurs compatriotes. En effet  les ordonnances délivrées par les médecins aux patients seraient systématiquement rejetées par plusieurs officines partenaires pourtant de l’organisme.

A beau chasser le naturel, il revient au galop ! c’est l’expression qui sied bien à la situation que rencontrent de nombreux assurés de la Cnamgs dans de nombreuses pharmacies du pays. Plusieurs compatriotes peinent à obtenir des médicaments dans bien des pharmacies de Libreville, Owendo et Akanda. Une situation qu’avait d’ailleurs dénoncée la société civile lors de la ceremonie de presentation de la nouvelle liste de médicaments pris en charge par l’organisme.

Pour justifier leur refus de servir des assurés, certaines officines évoquent généralement des raisons techniques et le retard de paiement de la dette par l’Etat, « Si certains pharmaciens évoquent la question de l’obsolescence de l’outil de travail qui rend quasi impossible l’essentiel des opérations en vue de satisfaire les attentes des clients présents aux comptoirs pharmacies, d’autres, par contre, parlent ironiquement du risque à venir, à savoir, mettre la clé sous le paillasson, si l’Etat ne s’acquitte pas de sa dette vis-à-vis de ces officines du médicament », relève nos confrères de l’Agence gabonaise de presse.

« Il s’agit, ni plus ni moins, de l’éternelle ardoise que l’Etat, partenaire des officines du médicament, procède à son apurement auprès des pharmacies certifiées Cnamgs, selon un échelonnement bien défini, qui pourrait justifier les pesanteurs observées ici et là », a   confié un médecin pharmacien.

Pis, selon les témoignages recueillis par l’AGP, certaines pharmacies avouent avoir instauré un système de quota pour disent-ils « ne pas faire banqueroute », une pratique que les patients subissent déjà au sein des hôpitaux. Ce constat est encore plus grave lorsqu’on sait que plusieurs de ces officines sont bien agréés Cnamgs.

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