dimanche,24 janvier 2021
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Gabon: radiés du RPM, Menga et Mabiala vont-ils perdre leurs sièges de députés?

C’est la question qui taraude les esprits après la décision prise par la Commission de Discipline et du Contentieux et entériné par le Bureau politique du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) portant ‘exclusion et radiation de Serge Maurice Mabiala et Michel Menga M’Essone. Une décision lourde de conséquence si, on s’en tient à l’argumentaire de cette formation politique dirigée par Alexandre Barro Chambrier. 

Plus les jours passent, plus on s’achemine inexorablement vers un duel judiciaire entre l’actuel ministre de la Culture Michel Menga M’Essone et le président du RPM Alexandre Barro Chambrier. Une guerre fratricide ouverte à la suite du congrès de clarification organisé par le premier cité et qui a vu la nomination du député du premier arrondissement de Mouila Serge Maurice Mabiala au poste de secrétaire général. 

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre. C’est au terme de la 3ème réunion de son Bureau politique que le Rassemblement pour la patrie et la modernité a prononcé l’exclusion et la radiation de Michel Menga M’Essone et Serge Maurice Mabiala pour l’organisation « d’un congrès illégal d’un RHM qui n’a plus d’existence juridique ». « Il s’est rendu coupable d’activité contraire aux intérêts du Parti ainsi que d’intelligence avec l’adversaire », indique le communiqué du secrétariat général de cette formation politique. 

Il faut souligner que cette mesure prise par le RPM pourrait, aux dires de plusieurs cadres de cette formation politique, conduire à la perte des mandats de député de Michel Menga M’Essone et Serge Maurice Mabiala. En effet, selon l’Article 39 de la Constitution « en cas de démission ou d’exclusion dans les conditions statutaires d’un membre du Parlement du parti politique auquel il appartient au moment de son élection, et si ce parti a présenté sa candidature, son siège devient vacant à la date de sa démission ou de son exclusion ». 

Une éventualité peu plausible selon le média en ligne La Libreville, site proche du Palais du bord de mer, qui indique que « le ministère de l’Intérieur est catégorique. Le RHM n’a pas, juridiquement, été dissout. Il continue donc d’avoir une existence légale et jouit des avantages de l’antériorité par rapport au RPM, parti né de sa scission ».

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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