Gabon: qui pour reprendre la Bicig ?

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Ce vendredi 18 janvier 2018, le Président du conseil d’administration de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG), Etienne Guy Mouvagha Tchioba, a annoncé que le groupe BNP Paribas se retirerait définitivement du capital de la banque en 2019. Ainsi, après plus de trente ans de présence effective au Gabon, l’ex actionnaire majoritaire de la BICIG, va définitivement plier bagage. Mais une question demeure, qui pour reprendre le groupe bancaire?



La cession de de 41% de ses parts au Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) en juin 2018, avait déjà sonné le glas de la BNP-Paribas  au Gabon. Cette annonce, qui intervenait alors après des mois de spéculations, venait mettre fin à plus de trente ans d’actionnariat majoritaire, de la plus grande banque française au Gabon.

Si l’annonce faite par le Président du conseil d’administration de la BICIG Etienne Guy Mouvagha Tchioba ce vendredi 18 janvier, est loin d’être une surprise, elle soulève un certain nombre d’interrogations. En effet, alors que le FGIS chercherait de nouveaux investisseurs pour l’acquisition des 41% de part qu’il possède, le départ du groupe bancaire français, laissera un grand vide en matière de gestion et de gouvernance.

Dès lors, l’acquéreur des parts dont dispose le FGIS, devra disposer à la fois des compétences mais aussi des moyens et de l’expertise nécessaire, pour éviter un fiasco à la PostBank, BHG, ou BGD. Un temps annoncé mais jamais confirmé, les groupes marocains Attijariwafa Bank (société mère de l’Union Gabonaise de Banque) et BMCE Bank Of Africa, n’ont jusque là pas donné suite.

Par ailleurs, au regard de l’importance de la Bicig en tant qu’acteur majeur du secteur bancaire gabonais et sous régional, le FGIS et par conséquent l’Etat gabonais, devra choisir son futur actionnaire avec beaucoup de minutie. Pour rappel, avec un peu plus de 41% des parts le FGIS est l’actionnaire majoritaire de la BICIG, suivi de l’État gabonais avec 26,2 % de parts et des actionnaires privés (26 %).

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