Gabon: que se passe-t-il autour de la disparition de Rigobert Kaloulou dit Ngambou?

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Manifestation à Léconi après la disparition d'un septuagénaire © D.R.

Un nouveau rebondissement dans ce que l’on serait tenté d’appeler « le crime rituel de Léconi ». En effet, un témoin clé des faits, Jean Claude Mbayi, aurait été retrouvé mort, après son interrogatoire, dans les geôles de la Direction Générale des Recherches (DGR) de Franceville. Serait-il décédé à la suite de la torture musclée qui lui aurait été infligée? Aurait-il été assassiné? Nul ne sait avec exactitude ce qu’il s’est passé, tant les autorités judiciaires concernées n’ont fait aucune déclaration, pour démentir les rumeurs qui vont déjà bon train à Leconi.

Jean-Claude Mbayi, la trentaine révolue, a été retrouvé mort le week-end dernier à Franceville, le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué (sud-est du Gabon). De sources autorisées, nous avons appris que ce dernier aurait dans sa déposition à la Direction Générale des Recherches, témoigné contre un dignitaire dont il était l’agent de liaison.

Il l’aurait identifié comme étant le commanditaire de ce crime. Serait-ce la cause de son décès? D’autres individus susceptibles d’être impliqués dans cette disparition auraient également été cités. Mais, ils ont par la suite été relâchés. 

Suite au décès de Jean Claude Mbayi, ses proches auraient souhaité s’adresser aux médias. Seulement, jointe par téléphone ce jour, la famille s’est rétractée en nous confiant ne plus être prête à témoigner. La tenue d’une nouvelle rencontre familiale conditionnerait la suite à donner à cet appel de la rédaction. Quelles raisons peuvent expliquer ce revirement? Nul ne saurait le dire.

Quoiqu’il en soit, les proches de Rigobert Kaloulou, convaincus qu’il a été victime d’un crime rituel veulent au moins retrouver la dépouille de ce dernier pour faire leur deuil. Pour faire la lumière sur cette affaire, les enquêteurs sont à pied d’oeuvre à Léconi. 

L’aboutissement des enquêtes constitue une des conditions du retour au calme dans les rues de Leconi.

Sabine Kassa

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