Gabon: que cachent les démissions au Centre des libéraux réformateurs ?

Jean Boniface Assélé, président du CLR © D.R

Le Centre des libéraux réformateurs (CLR) ne ferait-il plus rêver ? C’est ce que l’on pourrait croire au regard des nombreuses défections des cadres de ce parti au sortir des élections couplées d’octobre 2018. Cette fois-ci, c’est Nicaise Sickout-Iguendja, secrétaire général du CLR qui vient de démissionner de son poste de responsabilité pour n’être plus qu’un simple militant. Une démission actée depuis le 11 avril 2019 mais confirmée vendredi 17 dernier.



C’est un coup dur pour Jean Boniface Assélé, président du Centre des libéraux réformateurs. Après les démissions du parti il y a quelques mois de certains de ses ténors, notamment Gaston et Frida Moundoungani, le CLR vient d’enregistrer la démission son Secrétaire général Nicaise Sickout-Iguendja ce vendredi 11 avril 2019, rapporte L’Union. L’ancien secrétaire général a du mal à reconnaître « le principe de fonctionnement et d’organisation » de son parti et dénonce le niveau de prise de décision.

L’ancien secrétaire général du Centre des libéraux réformateurs reproche à son parti de ne pas respecter les textes qui régissent son fonctionnement et de ne pas faire cas de l’évolution de la scène politique gabonaise. « Selon moi, un parti politique se doit de fonctionner sur la base de ses statuts et de son règlement intérieur, en tenant compte de sa ligne politique », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que le parti a obligation de « se moderniser, de se restructurer et de se redynamiser ».

Il n’y a pas de doute, le CLR semble faire du surplace et ne fait plus rêver ses militants depuis un certain temps. Cette formation de la majorité républicaine et sociale pour l’émergence n’arrive plus à séduire ses jeunes cadres qui ont besoin de challenges et de modernisme. Même si les démissionnaires reconnaissent des qualités en leur leader ou ancien  leader pour certains, il n’en demeure pas moins que son leadership est mis à mal au sein de son propre parti par le départ des cadres formés sous son ail.

Qui sera le prochain ?

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