samedi,31 octobre 2020
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Gabon : que cache la suspension des visites à Sans famille de Tony Ondo Mba ?

Incarcéré à la Prison centrale de Libreville le 14 décembre 2019 dans le cadre de l’opération Scorpion, la détention de Emmanuel Norbert Tony Ondo Mba provoque affolement et inquiétude auprès de ses proches du traitement exclusif qui lui est réservé. La nouvelle mesure récente le concernant serait une suspension des visites pour sa famille et des proches pour des raisons inconnues et un tantinet occultes. 

Le barreau du Gabon conscient de l’appétence du pouvoir gabonais à violer de façon pernicieuse les droits les plus fondamentaux de l’homme était déjà monté au créneau pour « rappeler au gouvernement la nécessité du respect des libertés dues aux prévenus pendant la garde à vue »  à l’occasion notamment de la célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme. Il semblerait que ce rappel soit tombé dans les oreilles d’un sourd car selon sa famille, l’ancien ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques , Emmanuel Norbert Tony Ondo Mba subirait impuissant la violation d’un de ses droits notamment celui relatif aux visites.   

« Lundi dernier je suis allé au tribunal pour récupérer un permis pour aller le voir, il m’a été répondu que ses visites sont suspendues pour l’instant pour une durée de 8 jours » confiait indigné un membre de sa famille dans le média Le Temps. Après avoir dénoncé des tortures psychologiques chez le député du deuxième siège de la commune de Bitam, celles-ci s’interrogent désormais sur les raisons de cette suspension des visites? Que veut cacher l’administration pénitentiaire aux proches de Tony Ondo Mba ? Des tortures psychologiques,  sont-ils passés aux tortures physiques? TOM est-il amoché,  présente t-il un visage tuméfié qui conduit ses geôliers à la cacher à sa famille aux fins que les marques de violence s’effacent ? Sinon par quoi justifient-ils ces huits jours ?       

Et il important de préciser que l’administration pénitentiaire doit garantir à toute personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits. Les prévenus et les détenus ont également le droit de maintenir des relations avec les membres de leur famille et peuvent communiquer avec l’extérieur. La Constitution gabonaise leur octroie une « une protection effective de son intégrité physique ». De même que Article 7 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) : « Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent en font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis…»  

Les droits fondamentaux sont donc les droits essentiels et inhérents à la nature humaine, de tout individu, encore plus pour homme en détention préventive, présumé innocent qui n’a à ce jour toujours pas été jugé. Une valeur juridique qui le situe au sommet de la hiérarchie des normes parce qu’elle concerne un domaine primordial pour la vie car il ne saurait avoir d’existence humaine sans droit, pour les détenus comme pour les autres. 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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