samedi,4 décembre 2021
AccueilA La UneGabon : que cache la prise en main de Noureddin Bongo sur...

Gabon : que cache la prise en main de Noureddin Bongo sur l’or du pays ?

Ecouter cet article

Noureddin Bongo Valentin veut-il réglementer et contrôler sainement le secteur aurifère aux fins d’obtention des résultats efficients ou cache-t-il derrière sa démarche, un dessein inavoué visant à s’approprier l’or du Gabon par des mécanismes connus d’avance ? C’est en substance la question que nous invite à nous poser l’hebdomadaire Echos du Nord dans son numéro 665 du lundi 20 janvier 2020, où rendant public le courrier du Coordinateur général des affaires présidentielles au Directeur de la Société équatoriale des mines (SEM) dans lequel il enjoint ce dernier à mener dans l’urgence, plusieurs études sur l’industrie de l’or du Gabon en s’inspirant d’un modèle décrié pour sa capacité à développer des niches fiscales. 

Des « Études sur le secteur aurifère », c’est le motif visé en objet du courrier envoyé par Nourredin Bongo Valentin, Coordinateur général des affaires présidentielles (CGAP)  au Directeur général de la Société équatoriale des mines (SEM) dans lequel il invite, pour ne pas dire il commande à ce dernier, de mener un certain nombre d’actions tendant à développer l’industrie de l’or au Gabon afin de donner une orientation nouvelle à ce secteur, dont « les résultats ne sont ni concrets, ni bénéfiques pour le pays », précisait-il dans son courrier. 

Gabon Gabonmediatime Lettre De Noureddin Bongo Valentin Au Dg De La Sem
Lettre de Noureddin Bongo Valentin au DG de la SEM © GMT.

Fort de ce constat, le CGAP a exigé du responsable de la SEM, qu’il s’attache en amont les services d’un cabinet afin de monter une politique s’inspirant du modèle malien et ghanéen avant de former un partenariat avec Africa finance Corporation (AFC) pour «  la réalisation d’une carte géologique exhaustive afin d’identifier de façon exacte les ressources minières du pays » puis enfin, l’organisation pour le mois à venir d’une tournée itinérante mondiale, suivie d’une mise aux enchères transparentes, le tout avec une attente de résultats clairement délimités dans le temps et dans l’espace dont la date butoire fixée au 10 janvier 2020 dernier y est clairement précisée. 

Aucune raison ne nous permet objectivement de revêtir la démarche de Noureddin Bongo Valentin d’une volonté perfide et fourbe de s’approprier comme croit le savoir l’hebdomadaire Echos du Nord, l’or du Gabon. Mais des suspicions trouvent leur justification dans le modèle choisi par le Coordinateur général des affaires présidentielles (CGAP). Le Mali, un modèle réputé et notoirement connu pour sa capacité à paupériser l’Etat au profit des multinationales. 

« Avec près de 70 tonnes d’or produites chaque année, le Mali touche à peine 25% du revenu du secteur estimé à près de 900 milliards de Fcfa. Ce qui représente 8% de son produit intérieur Brut, le reste prend des destinations mafieuses au travers des sociétés écrans logées dans les paradis fiscaux » pouvait-on lire dans les colonnes de l’hebdomadaire avant de préciser que les populations vivant dans la région aurifère ne profitent de cette exploitation qu’à hauteur de 1 milliard de FCFA soit 0,1 de la valeur ajoutée. C’est sur ce modèle foncièrement injuste socialement, incompatible au développement du Gabon car dénué de perspective et favorable à des malversations fiscales que le choix du coordinateur général s’est pour. 

Un choix qui soulève moult interrogations et qui impartialement justifie la méfiance de l’opinion. Surtout que comme le rappelle Echos du Nord, en optant pour un tel modèle, « on s’achemine vers la privatisation de l’exploitation de l’or du Gabon au bénéfice exclusif de Delta Synergie ». Alors procès d’intention ou démarche positive? L’avenir nous le dira.            

Laissez votre commentaire

Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
Pub_Moov Money BGFIBank
Enami Shop