Gabon: «qu’attend la CNSS pour recouvrer les dettes dues par les entreprises?», dixit Basile Okogho

Siège social de la CNSS à Libreville © GMT

Les manifestations contre les mesures de trimestrialisation des pensions organisées le 23 avril dernier par les retraités gabonais devant la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) en plus d’interpeller les autorités compétentes et l’opinion sur la situation subie par ces anciens employés, ont eu le mérite de remettre sur le tapis la question des cotisants défaillants. Selon l’Association nationale des retraités des secteurs privé et parapublic (ANRSPP) un regard devrait être porté sur ces derniers sans quoi les retraités seraient toujours des victimes.



Les retraités de la CNSS ont battu le bitume hier pour montrer leur refus au retour au paiement trimestriel de leurs pensions. Rappelons que cette mesure avait été amendée en 2014 pour donner lieu à un paiement mensuel. Les anciens travailleurs s’y étaient habitués au point de calculer leurs charges de manière mensuelle. Il s’avère donc cruel pour eux de devoir basculer à nouveau à l’ancien système. Ainsi les concernés ont saisi la direction générale de ladite structure pour annulation mais cette dernière s’y refuse.

Pour l’association nationale de retraités des secteurs privé et parapublic (ANRSPP), les employeurs défaillants doivent répondre.  « Si les entreprises cotisant à la CNSS se réduisent comme peau de chagrin, le manque à gagner serait à subir par les retraités de cette institution. Et pourtant le code de sécurité sociale s’applique aux employeurs et aux employés. Les employeurs défaillants à la CNSS doivent être frappés conformément aux dispositions de l’article 207 du code pénal qui prévoit des emprisonnements allant d’un à six mois assortis d’une amende de 24 000 Fcfa à 1 000 000 Fcfa », a confié Basile Okogho au quotidien L’Union.

Poursuivant son propos, Basile Okogho s’est interrogé sur le fonctionnement du système de recouvrement des créances au sein de la CNSS. « Qu’attend la CNSS pour recouvrer les fortes sommes dues par les entreprises qu’elle a pourtant listées? », a-t-il conclu. Pour sa part, la directrice générale a fait savoir, lors de sa conférence de presse, que cette décision est basée sur la loi N°6/75 du 25 novembre 1975 portant Code de sécurité sociale qui dispose en son article 100 alinéa 2 que « Le paiement des pensions et des rentes est effectué trimestriellement à terme échu ». Le bras de fer est donc lancé

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