mercredi,25 novembre 2020
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Gabon: quand UGB se rend coupable d’obstruction de la voie publique 

C’est le constat fait ces derniers mois par des usagers de la Rue Jacques Akiremy située dans le 3ème arrondissement de la commune de Libreville. En effet, l’établissement bancaire a installé une tente qui obstrue littéralement la voie publique, causant des désagréments aux automobilistes qui pratiquent cette voie. 

Érigée pour désengorger les principales artères du centre-ville, la Rue Jacques Akiremy semble désormais impraticable. Pour cause, la banque appartenant au Groupe Attijariwafa Bank a installé une énorme tente sur la voie publique pour permettre à sa clientèle de patienter paisiblement avant d’accéder à ses locaux. 

Si la mise en place de cette tente s’inscrit dans le cadre de la crise sanitaire liée à la propagation de la Covid-19 en l’occurrence le respect des gestes barrières édictés par les autorités sanitaires, elle a pour conséquence de provoquer un véritable désagrément aux usagers de cette voie qui éprouvent désormais des difficultés pour y circuler

Faut-il rappeler que le fait d’entraver ou de gêner la circulation, de placer ou de tenter de placer, sur une voie ouverte à la circulation publique, un objet faisant obstacle au passage des véhicules est constitutif d’un délit d’entrave volontaire à la circulation? Un délit susceptible d’être réprimé par les autorités judiciaires. Si cet acte est donc condamnable, pour de nombreux usagers interrogés par Gabon Media Time, elle démontre l’incapacité de cet établissement bancaire de mettre en place un véritable système d’accueil de sa clientèle. 

« C’est incompréhensible qu’un établissement bancaire qui brasse des milliards de francs soit incapable de construire des agences plus grandes. Et le problème c’est que ce sont les populations qui subissent. La preuve, le 25 du mois, c’est un véritable désordre dans leurs agences », nous a confié un client de cette banque. 


Il faut noter qu’en dehors de son siège social, l’Union gabonaise de banque est réputée posséder des agences totalement exiguës qui ne favorisent, pour ainsi dire, pas l’accueil de plusieurs clients à la fois. Pour constater cet état de fait, il suffit se rendre au sein des agences d’Awendje, du PK8 ou même de Nombakélé pour comprendre le manque de volonté du groupe marocain Attijariwafa Bank d’investir dans des infrastructures dignes de ce nom.

Une situation qui devrait dès lors interpeller le gouvernement qui se doit d’exiger à des opérateurs économiques d’ériger des infrastructures qui contribuent à faire rayonner les villes du pays.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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