mardi,28 septembre 2021
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Gabon: quand Tik Tok rend la jeunesse Toc-toc

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Les réseaux sociaux au Gabon: quels dangers, quels risques pour ses jeunes utilisateurs, notamment les enfants et les adolescents dans une société marquée par un manque criant de structures d’activités périscolaires, d’espace de jeu et de loisir? La vidéo qui a fraichement fait irruption sur les réseaux sociaux et montrant des jeunes élèves d’un lycée bien connu de Libreville se dénuder, a donné lieu à de multiples débats. Celle-ci, dans de circonstances normales, devrait conduire à un débat national entre l’exécutif et les acteurs sociaux en vue d’adresser le sujet et trouver des solutions idoines. 

Le monde évolue et les pratiques sur internet, avec l’avènement des réseaux sociaux, ne sont pas en reste. Dans cette constante évolution, les plus jeunes, notamment ceux qui sont nés dans l’air du numérique (les natifs), semblent être les moins avertis aux conséquences qui en découlent. Et pour cause, le niveau de connaissance et de l’usage n’est pas le même que pour les personnes qui sont nées et ont grandi avant le développement du numérique (les immigrants). En effet, si les immigrants du numérique peuvent adopter une approche critique en naviguant sur internet, les natifs ne maîtrisent pas forcément les enjeux y relatifs.  

Le manque d’activité périscolaire 

Les réseaux sociaux exercent une fascination irrésistible sur leurs membres. Sur Tik Tok, les adolescents sont la cible privilégiée, expliquent de nombreuses analyses sur le net qui ont adressé le sujet. « C’est notamment grâce à eux que la plateforme connaît un véritable succès aujourd’hui », indique le site SiecleDigital. D’un doigt de la main pour balayer l’écran vers le haut et des vidéos courtes défilent pour le plaisir des plus jeunes qui tendent d’ailleurs à reproduire ce qui s’y fait. Tik Tok est pour cela considéré par de nombreux observateurs comme le réseau social qui encourage le mimétisme. Mais cette invasion de la jeune garde sur le réseau social chinois et sur les autres d’ailleurs pourrait trouver son explication dans l’absence d’espace de jeu, le manque d’activité populaire et périscolaire pour prévenir l’oiiveté. 

Le rôle de l’Etat

S’agissant de cette vidéo dans laquelle on voit des jeunes filles d’un lycée de Libreville exhiber leurs poitrines, il est évident qu’elles ont franchi les limites de la morale, entraînant une indignation aussi bien de l’opinion que du ministère en charge de l’Education nationale qui a appelé les chefs d’établissement à « appliquer sans délais les mesures disciplinaires qui s’imposent ». 

Toutefois, il faut relever que l’Etat a une part de responsabilité dans cette faute civique. Le Gabon se retrouve aujourd’hui sans réelle politique d’éducation populaire. Les cours de morale par exemple, jadis indispensables pour inculquer certaines valeurs fondamentales, disparaissent progressivement des programmes scolaires d’éducation. Les enfants gabonais sont victimes de l’environnement dans lequel ils grandissent. Toute chose qui devrait conduire à l’ouverture d’un débat national entre l’exécutif et les acteurs sociaux en vue d’adresser le sujet et trouver des solutions idoines. 

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