mardi,1 décembre 2020
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Gabon: Quand la France entrave à la manifestation de la vérité sur un prêt AFD de 150 milliards

Citée dans une affaire à la sombritude manifeste née d’un prêt de 225 millions d’euros au Gabon soit sensiblement 150 milliards de FCFA, accordée par l’Agence française de développement (AFD) par un mécanisme occulte aux dires d’une association représentée par maître William Woll, la France se refuse de communiquer sur les documents relatifs à cette affaire. Une posture bien étrange de la France qui conforte les auteurs de la plainte contre l’AFD dans leurs certitudes.   

« La France refuse de dévoiler devant le tribunal administratif de Paris les conditions d’octroi du prêt accordé par l’Agence française de développement à l’Etat gabonais » indique Jeune Afrique dans un billet publié sur son site internet le jeudi 5 novembre 2020 dernier.  

Que cache la France dans l’affaire AFD et l’Etat gabonais relative au prêt de 150 milliards accordé au Gabon au lendemain de la crise post-électorale au point de faire entrave à l’exercice de la justice ? C’est la question que se posent plusieurs Gabonais issus de la diaspora et de la société civile au regard de l’attitude adoptée par le gouvernement français, qui manifestement ne souhaite pas faire la lumière sur cette affaire. Une affaire qui, visiblement, sent le souffre. 

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Devant le tribunal administratif de Paris, l’opposition entre la société civile gabonaise, représentée par l’association « Éveille-toi Gabon », et les pouvoirs publics français se poursuit. Dans la procédure, une plainte avait été déposée le 19 août 2018 par l’avocat français William Wool contre l’Agence française de développement concernant des prêts accordés en novembre 2017 et en juin 2018 au Gabon et dont les plaignants les activistes Alain Ogouliguendé et Jean-Jacques Bourdette avaient dénoncé « l’illégalité ». 

Ces derniers battent en brèche la raison évoquée par l’AFD qui est celle de concourir au développement du pays » et dénoncent plutôt une entreprise de l’agence française visant à « maintenir en place le gouvernement d’Ali Bongo Ondimba » raison pour laquelle leur avocat maître William Wool a introduit auprès du tribunal administratif de Paris, une requête pour la communication des documents préparatoires ayant conduit à leur octroi.  

Malheureusement la France n’a pas la tête à collaborer pour des raisons que l’opinion ignore mais que les plaignants dont Alain Ogouliguendé qui sont au fait du dossier mettent en lumière. « La France ne devait pas accorder une quelconque aide au Gabon » et que cette ambiguïté explique « pourquoi tous les recours administratifs adressés au Premier ministre français, au ministre de l’Economie et à celui des Affaires étrangères sont restés sans suite ». 

Un silence que l’AFD continue d’observer vis-à-vis des juridictions françaises ou encore des médias gabonais comme ce fut le cas après une lettre de Gabon Media Time adressée à la représentation locale de l’Institution financière à Libreville le mardi 7 juillet dernier pour complément d’information. 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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