jeudi,24 septembre 2020
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Gabon : pourtant emprisonné pour violences conjugales, sa femme supplie le juge de le libérer

L’audience correctionnelle de flagrant délit du mercredi 15 janvier 2020 tenue au palais de justice de Libreville, a connu un rebondissement peu fréquent. Selon L’Union, Gisèle Engouang Menié qui a fait enfermer son époux depuis le 20 décembre 2019 a fini par regretter son geste en public en suppliant les juges de se limiter à moraliser le père de ses enfants. Après avoir requis 3 mois d’emprisonnement avec sursis et une amende 24 francs à l’encontre de sieur Isaac Nguema Okoué, le ministère public a mis l’affaire en délibéré.

Plusieurs femmes battues sont contraintes de se tourner vers la justice pour espérer sortir de leur calvaire infligé par leurs bien-aimés. C’est le cas de Gisèle Engouang Menié qui a, à la suite d’une énième agression physique de son conjoint, décidé de le traduire en justice. Une procédure qui a abouti à l’interpellation de ce dernier et à son incarcération depuis le 20 décembre 2019 dernier. 

Appelée à comparaître, durant l’audience correctionnelle tenue le mercredi 15 janvier 2020 au Palais de justice de Libreville, la plaignante aurait selon le récit rapporté par notre confrère le quotidien L’Union bifurqué. Gisèle Engouang Menié se serait rétractée. Elle aurait brandi l’argument selon lequel il s’agit du père de ses enfants et de son époux chéri. « Madame le président, je ne veux pas que mon mari aille en prison, je lui ai déjà pardonné. Je veux seulement qu’on le conseille afin qu’il n’exerce plus de violences sur moi », a-t-elle exprimé en sanglot.

Une attitude qui a surpris le juge correctionnel qui en réaction a rappelé à la plaignante que son époux était déjà enfermé à  la prison centrale de Gros-Bouquet. Tout ceci non sans l’informer que pour éviter l’immixtion de la justice, elle aurait dû régler leurs mésententes en cellule familiale. 

Pour sa part, le mari mis en cause, a réitéré sa désolation quant aux tortures physiques infligées à son épouse tout en promettant avoir retenu la leçon. Hématomes au visage et stigmates des violences subies visibles, Gisèle Engouang Menié aura tenté de dissuader la procureure de la République bien décidée à sévir Isaac Nguema Okoué. 

Au final, le ministère public a requis 3 mois d’emprisonnement avec sursis assorti de 24 000 Fcfa d’amende à l’encontre du mari violent. L’affaire quant à elle été mise en délibéré. Ainsi, le mari emprisonné sera définitivement fixé sur son sort le 22 janvier 2020 prochain.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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