Gabon : poursuivies pour trafic d’enfants et d’organe deux femmes s’évadent à la veille de leur procès

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Entrée de la ville de Franceville © Raymond Woronko

Inculpées pour trafic d’enfants, d’organes et association de malfaiteurs Michelle Mikélé et Aubierge Milingui Mikala respectivement Congolaise et Gabonaise viennent de momentanément échapper à la Cour criminelle de Franceville, du fait que ces dernières se sont évadées peu avant leur comparution. Engagé à respecter son chronogramme, le ministère public a requis la prison à vie à l’encontre des deux bandites de grands chemins. Non sans décerner deux mandats d’arrêt à l’encontre des deux évadées de prison.


Des femmes aux moralités peu orthodoxes et sans affection maternelle aucune, il en existe. Ce ne sont pas Michelle Mikélé et Aubierge Milingui Mikala qui prouveront le contraire. Selon le récit du quotidien L’Union, ces deux femmes inculpées pour trafic d’enfants, trafic d’organes et association de malfaiteurs ont décidé de se soustraire de leurs fautes en commettant une autre. En effet, elles se sont évadées de la prison centrale de Franceville où elles étaient en détention préventive depuis plus d’une décennie.

La constatation de leur évasion aurait eu lieu quelques heures seulement avant leur déferrement devant la Cour criminelle de Franceville où elles devaient comparaître pour les faits susmentionnés. Informée de l’absence des prévenues, la Cour a délivré deux mandats d’arrêt contre les deux femmes de nationalité gabonaise et congolaise après que le ministère public eut requis la peine maximale à savoir la prison à vie sans possibilité de révision de peines. Leur jugement n’aura lieu qu’une fois qu’elles seront à nouveau entre les mains de la justice.

Pour rappel, les faits incriminés auraient eu lieu en décembre 2002 lorsque Aubierge Milingui Mikala stérile décide d’adopter un enfant avec l’aide de sa copine congolaise Michelle Mikélé. Laquelle demande une contrepartie de 450.000 Fcfa pour avoir un enfant. Après acceptation de la demanderesse, un enfant lui sera remis. Sauf que la génitrice de l’enfant ne savait rien. Devenue gênante pour Michelle Mikélé, cette dernière sera invitée pour récupérer sa fillette. Une fois sur les lieux elle sera décapitée par un certain Youssouf charlatan Togolais exerçant au cap estérias dans la commune d’Akanda.

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