Gabon: plusieurs produits pharmaceutiques contrefaits saisis lors de l’opération «Mpili»

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Des produits pharmaceutiques contrefaits saisis par la Police Nationale © Préfecture de police de Libreville

Dans le cadre de la lutte contre la prolifération des  faux médicaments, le Gabon a mené du 15 au 17 octobre 2019, en collaboration avec le Secrétariat Général de l’Organisation internationale de la Police criminelle (O.I.P.C-INTERPOL), une opération baptisée « Mpili ». Une action qui avait pour objectif de mettre un terme à l’introduction et à la vente illicite des produits pharmaceutiques contrefaits.

Le lancement de cette opération d’envergure a été précédé par la tenue d’une session de formation théorique au Commandement en Chef des Forces de Police Nationale; sous la conduite des Adjoints et Substituts du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Libreville. Ladite formation concernait entre autres les équipes de contrôle sur le terrain, les agents de la Police d’Investigations Judiciaires (P.J), de la Direction générale de la concurrence et de la consommation(D.G.C.C), et de la Direction du médicament et de la pharmacie(D.M.P). 


Ainsi, durant cette action coup de poing, d’Importantes quantités de produits pharmaceutiques ont été saisies. Dans le même temps les policiers ont procédé à l’interpellation de plusieurs individus qui font actuellement l’objet de poursuite judiciaires.

Il faut rappeler que conformément aux dispositions des articles 588 et suivants du Code Pénal, les auteurs de trafic des produits pharmaceutiques sont punis de sept(7) ans d’emprisonnement. Cette peine peut être portée à dix(10) ans de prison et une amende de 1 milliard de francs cfa pour quiconque fournit la délivrance d’actes administratifs de complaisance pour faciliter l’achat, la vente et l’importation des produits pharmaceutiques illicites. 

Il faut souligner que dans le cadre de cette opération, le bureau de coordination était supervisé par le Préfet de police de Libreville et basé au Commissariat du Littoral. Dans le soucis de réussir cette action de terrain, le bureau régional INTERPOL pour l’Afrique centrale basé à Yaoundé au Cameroun a dépêché également deux experts à Libreville.

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